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III-pare, albuminurique. Accouchement prématuré artificiel

début d’un travail laborieux au bout de vingt-quatre heures. A dilatation presque complète, violent frisson. T. rectale : 40° ; P. 130. Travail normal, accouchement spontané au bout de trois heures : T. 383 qui redevint normale une heure plus tard.

Suites de couches normales,

Pour les femmes à bassin retréci,chez lesquelles l’ac- couchement s'accompagne de mouvements désordonnés, Ihm pense qu'on peut admettre théoriquement l’influence du travail mécanique sur l'élévation de température. Encore cette élévation est-elle minime. Dans les 4 cas qu'il a observés, la température ne dépassa jamais 38° (373, 37°5, 37°7), malgré des douleurs extrèmement violentes et prolongées. Dans un cas les dou-

leurs avaient précédé de quinze minutes la rupture des membranes. Une heure et demie après, jusqu’à l’accouchement, la température monta de 37° à 372, Les k femmes eurent des suites de couches apyrétiques.

De toùtes ses observations Ihm retire l’impréssion que « là fièvre fonctionnelle est excessivementrare, l’ascension de la température ne dépassant pas pendant le travail les limites qu’on a accoutumé de considérer comme normales » et que la fièvre du travail, à part celle qui ressortit à diverses infections (grippe, congestion pulmonaire, érysipèle, cystite, pyélite, néphrite, ete.) et que l’on peut facilement reporter à sa cause, est toujours une fièvre de résorption oud’infection d’origine utérine.

Cette opinion nous semble la plus sûre. Dans la pratique, une température atteignant ou dépassant 38° devra toujours faire soupçonner l'infection et même en l’absence d’autres signes dicter la conduite thérapeutique.

Les battements du cœur fœtal subissent des modifications trop variables pour que sureux on puisse baser le diagnostic.

Plus importantes sont les altérations du liquide ammiotique qui seules parfois feront poser le diagnostic. Lorsqu'’elles apparaissent l’erreur est impossible. On ne se laissera pas troubler par la coloration verte du liquide amniotique assez fréquente (Lévy), due au méconium expulsé par un fœtus qui souffreou se présente par le siège ; ni par la coloration roussâtre, sanguine, par rupture des phlyctènes cutanées en cas de fœtus

macéré, de pemphigus syphilitique.

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De même l’odeur que peut parfois dégager le liquide amniotique non infecté (odeur de tabac putréfié chez des ouvrières de manufacture de tabac (Stolz), odeur de camphre) exceptionnelle et en des cas très spéciaux ne sera jamais confondue avec l'odeur de fétidité du liquide amniotique.

Enfin dans le cas d’une partie fætale bloquant complètement l’orifice utérin on ne pourra tabler sur les caractères du liquide qui reste derrière la présentation. Le toucher seul en la repoussant amènera l'issue de liquide fétide. | \ Si en ce cas le toucher n’est pas fait, le diagnostic ne sera posé qu'après la sortie du fœtus.

En résumé, pour le diagnostic des formes à symptomatologie légère, les signes de valeur sont l'élévation de la température avec ou sans accélération du pouls et la fétidité du liquide amniotique.

Dans les formes graves de l'infection, le diagnostic s'impose ; les symplômes généraux et locaux caractéristiques ne peuvent prèter à l’erreur. Un météorisme abdominal, évoluant sans température ne sera pas pris pour de la physométrie ; une appendicite aiguë, une occlusion intestinale, une salpingite rompue, etc., au cours du travail, en plus de leurs caractères propres, ne s’accompagnent pas d’issue de liquide amniotique fétide mélangé de gaz, qui s'écoule spontanément ou lorsqu'on repousse la présentation.

Il est parfois difficile, en cas de physométrie simple (par décomposition du liquide amniotique) de décider si

le fœtus est encore vivant: les battements de son cœur,

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voilés par la crépitation gazeuse, peuvent être imperceptibles. Leur disparition, en ce cas, n'a donc pas une signification précise.

Sila putréfaction fœtale existe, le toucher sera le meilleur guide. Encore faut-il songer, au contact d’une partie fœtale présentant dela crépitation emphysémateuse, à la gangrène gazeuse limitée chez un fœtus qui vit encore. Baudelocque en cite un cas. Et depuis longtemps déjà, Mauriceau a mis en garde contre un diagnostic trop précipité en rapportant l'observation d’un enfant expulsé vivant bien qu’il fût sorti en même temps, de la matrice, « quantité de vuidanges fort puantes ». M°° Henry signale aussi la physométrie sans putréfaction.

Véteau 5

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