VACCINATION PRÉVENTIVE
Une question se pose maintenant. Etant donné la gravité toute spéciale de ces formes d'I. A. et la nécessité, dans les cas graves, de recourir à une opération mutilatrice, on peut se demander si une thérapeutique préventive, ne peut pas réellement prévenir les infections ou en atténuer la virulence, car nous avons vu que dans les cas d’I. A. d’allure peu virulente la guérison est de règle.
La vaccination préventive a été employée depuis déjà longtemps à la Maternité de l'Hôpital Saint-Antoine. Malheureusement, on s’est heurté à des difficultés matérielles très grandes. Ce qui fait que pendant très longtemps les résultats n'ont pu être con-
trôlés. ou tout au moins ils l'ont été en nombre insuf-
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fisant pour permettre d'en tirer des ‘conclusions. Depuis quelques mois, l’organisation nouvelle à permis une application plus systématique de la mé-
thode. Nous donnons ici les chiffres de quatre mois Femmes vaccinées prévenlivement el ayant accouché dans le service.
Juillet: "23 -f. ‘vaccin. 20 SC mom CS ub:
féb. sort. 2.
Août. : 2220 — 16 4 fébriles Sept 29 = 20 De EE Octobre 15 — 13 — fe =
Parmi ces femmes vaccinées, nous n'avons pas à signaler d'infection amniotique.
Les suites de couches fébriles sont toutes représentées par des courbes thermiques d’allure sub-normale, correspondant le plus souvent à des rétentions de débris de membranes pour lesquelles on n’a pas jugé utile de pratiquer une révision utérine, D'autres correspondent à des ascensions thermiques brusques dues à une infection mammaire.
Ces chiffres n’ont pas de valeur absolue, car ils sont en nombre insuffisant. Mais leur valeur relative permet d'espérer de bons résultats de cette méthode. Pour que la méthode soit jugée, il faudra des statistiques
beaucoup plus importantes.
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