‹ Contribution à l'étude de l'influence de la grossesse sur les salpingo-ovaritesChapitre 13 sur 26 · EVOLUTION · texte numérisé non relu

EVOLUTION

Les douleurs peuvent s’atténuer peu à peu et

mème disparaitre completement Fréquemment elles persistent jusqu'a terme sans que d'autres accidents accompagnent ou apparaissent dans les suites de couches.

La grossesse peut être interrompue. Les douleurs deviennent plus vives, la malade perd du sang, des ‘aillots, le produit de conception est expulsé. Souvent c’est à la suite de l'avortement, aussitôt apres lui que se manifestent les signes d’une poussée algué.

Ces phénomènes inflammatoires se voient en général au début de la grossesse, alors que l'utérus commence à se déplacer. Les douleurs plus vives obligent la malade à garder le Lt, la température s'élève à 39°, même plus, l'abdomen se ballonne légèrement. On peut observer quelques vomissements verdâtres. Le toucher vaginal ne permet plus de délimiter l’utérus qui est immobilisé, noyé dans un empâtement général du petit bassin.

Par l’action d’un traitement médical approprié, tout peut rentrer dans l’ordre et la grossesse sans autre complication atteint le terme. De Vésjan, dans sa thèse, en rapporte plusieurs exemples. Mais souvent la rétrocession est lente et il faut redouter l'extension du processus infectieux au péritoine de

la grande cavité.

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de salpingite durant la grossesse présente parfois de grandes difficultés. L'étude des commémoratifs peut être d'une certaine utilité. L'on apprend que la malade présentait des pertes verdâtres empesant le linge, avait des règles douloureuses l'obligeant de temps en temps à garder le Bt pendant plusieurs jours avec ballonnement du ventre et température à 38°, 39°. Si la malade n’est pas primipare, elle dit qu’à la suite de l’un de ses accouchements elle à cu de la fièvre et souffert du ventre. Dans ses antécédents Fon peut relever plusieurs fausses couches.

Il faut autant que faire se peut repérer les annexes el par la palpation douce apprécier leur sensibilité qui souvent au cours de la grossesse, en dehors de toute inflammation, est exagérée. Un examen brutal, surtout chez une malade nerveuse pourrait induire en erreur et faire croire à des lésions qui n'existent pas.

Budin et Chaignot ont insisté sur les douleurs durant la grossesse et ils les rattachaient à une névralgie ovarienne. Dans la plupart des cas les douleurs annexielles sont ducs à des lésions inflam-

matoires.

Le diagnostic se pose de façon différente suivant

que l’on envisage une grossesse à son début ou bien

à une période plus avancée.

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