‹ Contribution à l'étude de l'inondation péritonéale dans le chorio-épithéliomeChapitre 12 sur 20 · ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION

En l’absence d'intervention, la mort surviendrait rapidement, après plusieurs syncopes, dans un état d’anémie suraiguë. |

Exceptionnellement, la formation d’adhérences pourra aveugler la perforation et arrêter l’hémorragie,

mais l’accident se reproduira du fait de l’évolution de

la tumeur. Ainsi, au cours d’une intervention,

B. Desplas et J. Barthes trouvent, à côté d’une perforation qui saigne, une ancienne perforation protégée par des adhérences péritonéales.

DIA GNOSTIC

En dehors des cas où la nôtion d’un avortement môlaire dans les mois précédents fera penser au chorioépithéliome, le diagnostic ne sera presque jamais fait avant l’intervention. On opèrera pour une grossesse tubaire rompue, et on aura la surpise de trouver des annexes saines et une lésion sur l’utérus. En effet, dans la grossesse tubaire, comme dans le chorioépithéliome, un retard de règles, souvent léger, peut être masqué par des métrorragies ; dans les deux cas, l’accident est brutal, les signes généraux sont les mêmes, et si dans quelques cas la recherche minutieuse des signes locaux a permis de soupçonner le chorio-épithéliome, le plus souvent, on ne pensera qu’à l’accident le plus fréquent, à la rupture de grossesse tubaire.

On pourrait encore penser à une déchirure utérine au cours d’un cancer de l’utérus, mais celle-ci, très rare, ne survient qu’à la phase terminale, alors que la cachexie avancée et la constatation d’une tumeur

ayant envahi le petit bassin, rendent le diagnostic

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