ENS
La sensibilité est inexplorable.
Appareil urinaire, — L'analyse des urines montre des traces d’albumine, une glycosurie de 42 gr. par litre, une quantité abondante d'acétone (non dosée).
On fait une ponction lombaire qui ramène un liquide normal, sans hyperalbuminose, ni hyperglycorrachie, ni lymphocytose, avec un Wasserman négatif.
On pose le diagnostic de coma diabétique en face de ces symptômes et on applique immédiatement le traitement par l’insuline.
A 10 heures du matin, le même jour, on fait une prise de sang: la glycémie est de 7 gr. 72, l’urée de 0 gr. 50.
On fait aussitôt ingérer au malade 28 grammes de saccharose et on fait une injection intraveineuse de 15 unités cliniques d'insuline Byla.
A {1-heures 55, la glycémie est de 9 gr. 550 et on refait une injection intraveineuse de 15 unités.
A 5 heures de laprès-midi, le même jour, le malade reprend connaissance complètement, s’assied sur son lit, reconnaît sa femme, se rend compte qu'il est à l’hôpital et demande pourquoi les boissons qu'on lui fait ingérer ont un goût bicarbonaté (on a associé à l'insuline Le traitement alcalin en ingestion), le stertor a disparu. On fait alors 45 unités d'insuline toujours par voie intravasculaire.
En somme, dans cette première journée, le malade a reçu 75 unités Byla.
La glycémie (D' Béraud) s’est maintenue autour de 8 gr. avec chiffres extrêmes de 7 gr. 720 à 9 gr. 65. La glycosurie est de 45 gr. par litre et l’acétonurie de 0 gr. 215.
Dans la deuxième partie de la nuit du 16 au 17, apparition de diarrhée et de vomissements.
Le 17 janvier, à 9 heures du matin, le malade a toute sa connaissance, mais dit se trouver moins bien que dans l'après-midi de la veille, À partir de ce moment, on injecte, toutes les 3 heures, 30 unités Byla.
À midi, la glycémie est de 7 gr. 17. Le sucre urinaire reste toute la journée à 54 gr. par litre.
Dans la journée du 17, le malade reçoit au total 135 unités d'insuline.
Dans la nuit du 17 au 18, le malade se sent très mal; il s'agite et devient subcomateux.
Le 18, à 7 heures d u matin, la sœur de service, constatant que le malade est pâle, subeomateux et a un pouls filant, fait appeler l'interne de garde qui craint des accidents d'hypoglycémie et administre 20 ce. de sérum glucosé en injection.
Quelques minutes après, crise convulsive ; on administre de l'huile camphrée et de l’adrénaline.
A 9 heures du matin, nouvelle crise convulsive. On injecte alors 40 ce. de sérum glucosé, 1 milligramme d’adrénaline, 0 gr. 25 de caféine et on preserit des boissons sucrées.
À 9 h. 15, on examine les urines et on trouve 60 gr. de sucre par litre.
On reprend l'insuline dont on fait 45 unités et on refait de nouveau 45 unités à 11 heures.
Malgré ce traitement, le malade meurt à midi sans avoir repris Connaissance.
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