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M. X.., 30 ans, grand diabétique, présentant à son arrivée dans le service une glycémie à 3 gr. 44 avec une réserve alcaline de 28 0/0 et éliminant malgré un régime, 50 gr. de glucose et 4 gr. 30 d'acétone par 24 heures.
Pendant le traitement par l'insuline, le malade fait successivement une phlébite de la veine fémorale gauche, puis de la droite avec température élevée.
Au début de la deuxième atteinte, le malade, très affaibli, attribue sa faiblesse aux piqûres d'insuline et demande avec insistance qu'on cesse cette médication.
On réduit les piqûres de deux à une dont on diminue également la dose de moitié. Rapidement glycosurie et acétonurie augmentent et, après 48 heures, le malade est en plein intoxication acide :
Grande respiration, somnolence, peu de réactions à l'excitation périphérique, faiblesse extrême.
A ce moment, on institue un traitement énergique
par l'insuline dont le malade reçoit des quantités considérables, environ 380 unités anglaises par 24 heures sous-cutanées et intraveineuses.
Au bout de 24 heures, plus de signes d'intoxication acide, état très amélioré, glycosurie à 0; acétonurie voisine de la normale. Le malade ne reçoit en dehors de l'insuline ni alcali, ni glucose.
Depuis, on continue les piqûres à raison de une par jour.