OBSERVATION XXII
Coma débutant 48 heures après l’arrêt des piqûres : Mort
(BLum, CARLIER, SCHWAB.)
M. X.... 35 ans, dont le diabète avait été constaté en Février 1919. La maladie prit rapidement le caractère grave et en peu de temps, il y eut une perte considérable de poids et de forces.
En juillet 1920, on constate une glycosurie de 168 grammes de sucre et de 18 grammes de corps cétoniques par 24 heures. Une diététique sévère ne donne aucun résultat et en Août 1922 le malade est considérablement amaigri et son état est grave.
La
A ce moment, admis dans le service, il présente l’acpect d’un diabétique cachectique, arrivé au dernier stade de la maladis.
Glycosurie : 50 grammes ; acétonurie : 3 grammes par 24 heures. Glycémie : 3 gr. 20 ; réserve alcaline : 32 %.
Les feces avaient l’aspect caractéristique de l’insuffisance pancréatique externe.
On administre de fortes doses de pancréatine et de phosphate tricalcique, qui améliorent les troubles digestifs.
On commence alors, à la date du 4 Mai, un traitement par l'insuline qui réduit rapidement le sucre et lacidose. Le malade sort du service le 14 Mai ayant gagné 8 kgs.
Rentré chez lui, il continue jusqu'au 3 Octobre ses piqûres aux doses d'environ 10 unités américaines. Il se trouve alors dans un état satisfaisant et cesse les piqûres.
Le 5 au soir le malade se sent fatigué et a dans la nuit plusieurs vomissements.
Le lendemain, il se sent très faible et garde le lit. L’estomac devient complètement intolérant même pour les liquides.
Le 7 Octobre, le tableau cainique du coma est complet et à 13 heures, on fait une première piqûre sous cutanée d'insuline de 20 unités.
À 18 heures, nouvelle piqûre de 160 unités, mais le malade meurt une demi-heure après.