EU
nod, de Vichy, dans une note à la Société de Thérapeutique (13 décembre 1922), puis par le docteur TR. Pagniez, dans un excellent article plus détaillé de la Presse Médicale, par le docteur Lyonnet, dans une revue générale parue dans le Lyon Médical.
Mais des essais étaient déjà en train dans notre pays: Dans plusieurs communications, dont une à l'Académie de Médecine (janvier 1923), le docteur Blum, de Strasbourg, qui avait eu la bonne fortune, dans un voyage aux Etats-Unis, d’assister aux premiers essais du traitement du diabète par l'Insuline, a exposé ses propres recherches sur ja question.
En outre Chabanier, Lobo Onell et M. Lebert, qui avaient déjà préparé en 1920 avec quelque succès un extrait glycérique, fabriquèrent un extrait aussi actif que l'extrait canadien mais moins pur.
Citons enfin parmi les auteurs qui se sont particulièrement occupés de cette question, Desgrey, Bierry et Rathery, qui ont étudié surtout l’action de l’Insuline sur l’acétonurie, et P. Mauriac, de Bordeaux, qui poursuit actuellement de nouvelles recherches.
En résumé, il convient de distinguer quatre périodes dans l’histoire de l’Insuline:
Une première période clinique où dominent les travaux de Lancereaux et de ses élèves:
Une deuxième période physiologique où l’on trouve surtout les travaux et les expériences de Von Mehring et Minkowski, d'Hédon, de Lépine, de Thiroloix, qui ont abouti à la découverte de la sécrétion interne du pancréas ;
Une troisième période histophysiologique où Laguesse reconnait que cette sécrétion interne provient des ilôts de Langhérans:
Une quatrième période thérapeutique où les auteurs fabriquent des extraits pancréatiques et les appliquent dans le traitement du diabète sucré avec des techniques de plus en plus perfectionnées (Gley, Zuelzer, Scott, Achard, Macleod, Banting, Best, Collip, Blum, Chaba- HIT 6LC,.)
C'est cette période qui se poursuit encore à l'heure actuelle et on peut dire que l’histoire de lInsuline est loin d’être terminée et que son étude est encore pour longtemps à l’ordre du jour.
Comme il fallait s’y attendre, cette nouvelle découverte a été vivement critiquée et, en septembre 19923, un journal australien disait: « Plus tôt le publie pourra oublier le mot Insuline, mieux cela vaudra pour les malheureuses victimes de celte cruelle maladie ».
Blum paraît au contraire d’un optimisme peut-être exagéré quand il éerit : « Quoiqu'il ne s'agisse que d'une médication symptomatique, la découverte de l’Insuline peut être considérée comme une des plus belles acquisitions qui aient été faites dans le domaine de la thérapeutique ».
Quoiqu'il en soit, l’entrée en jeu de l'Insuline est un événement de toute première importance qui autorise des espérances légitimes dans le domaine assez inculte jusqu'ici du traitement du coma diabétique; en permettant de s'attaquer avee une arme nouvelle au problème de la pathogénie du diabète, il rapproche sans doute le moment où celui-ci sera définitivement éclairei.