‹ Contribution à l'Étude de l'Intervention d'Urgence dans les Cas d'Inondation Péritonéale: par rupture de grossesse tubaireChapitre 10 sur 23 · ES I · texte numérisé non relu

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que même dans ces cas, une femme peut saigner pendant plusieurs jours et être brusquement emportée par une dernière hémorragie qu'elle ne supporte pas. »

Le shock opératoire s’ajoutant à l’ictus abdominal considérable contre indique-t-il l'intervention ? Nullement de l’avis des interventionnistes. On ajoute, il est vrai, un shock à un autre shcck mais il vaut mieux qu'il en soit ainsi, dès le début des accidents, à un moment où la spoliation sanguine n’est pas encore trop massive et où l’opérée a suffisamment de vitalité pour résister à condition de mettre fin rapidement à l’hémorragie.

D'ailleurs ce shock opératoire sera réduit au mininium par une opération simple et rapidement conduite, puisqu'on se contentera après deux ligatures en masse sur les pédicules vasculaires, d'enlever en bloc les annexes rompues.

Enfin les gynécologues qui soutiennent de tout leur pouvoir l'intervention d'emblée, apportent à l’appui de leur dires des statistiques de mortalité opératoire qui leur paraissent probantes. Segond cite les chiffres suivants :

« Avec l'intervention d'urgence, 85 o/o de guérisons ;

Avec l'abstention pendant la phase de shock, 85 o/0o de mortalité. »

Pour clore cette revue rapide des raisons apportées en faveur de l'acte opératoire pratiqué aussitôt que possible, citons simplement ces paroles prononcées par Vidal, d'Arras, au XXI° Congrès de Chirurgie de 1908 :

« Opérabilité sans limites des grandes hémorragies cataclysmiques. On ressuscite souvent ainsi de véritables ca-

davres, »

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