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INSTRUMENTS

Grands ont été les perfectionnements apportés aux insttuments nécessaires à l’intubation et bien loin sont les tubes courts et grossiers dont se servait Bouchut.

O’Dwyer en inventantses instruments a atteint, et presque du premier coup, une perfection telle que sa boîte pendant longtemps a obtenu toutesles faveurs. Aujourd'hui encore c’est elle qui est pour ainsi dire la seule classique, c’estelle qui estla plus connue, c’est elle que nous allons rapidement décrire. Nous nous permettrons ensuite de formuler quelques légères critiques et de mentionner les modifications plus où moins heureuses qu’on y a apportées.

La boite d'O'Duyer se compose : 4° d’un ouvre-

Le PAUL bouche ; 20 d’un introducteur ; 3° d’un exlracteur ; 4° d’une série de tubes avec mandrin ; 5 d’une échelle graduée.

1° L'ouvre-bouche, comme son nom l'indique, sert à maintenir écartées les mâchoires de l'enfant. Iles! construit de façon qu'introduit entre les arcades dentaires le manche viennes'appliquer contre la joue gauche de l'enfant. La partie qui doit être introduite dans la bouche est formée de deux goutlières opposées par leur parlie convexe ; c’est dans ces goutlières que se logent les molaires inférieures et supérieures de l’enfant.

Une crémaillère rend fixe l'écartement voulu.

2 L’introducteur permet de porter le tube jusque dans le larynx.

Il se compose de trois pièces : un manche métallique ; une tige en acier qui s'adapte au manche et qui à l’autre extrémité est coudée doucement à angle droit et terminée par un pas de vis qui se loge dans l’écrou du mandrin obturateur ; sur cette tige se meut un tube, terminé d’un côté par un bouton qui se trouve sur la partie supérieure du manche, et de l’autre par un ressort à boudin armé d’une double griffe. Celte griffe, appuyant sur la tête du tube sous la pression du pouce, produit le déclenchement.

3° L'extracteur est une sorte de pince coudée presque à angle droit. Il est composé de deux branches superposées dont la supérieure seule est mobile. Sous la pression du pouce le bec de cette

1 — ; pince s'ouvre en bec de canard. Un ressort maintient le bec fermé à l’état de repos. ;

Les tubes en cuivre doré, sont gradués d’après l’âge des enfants.

Le tube n° 1 correspond aux enfants de 1 an.

— n°2 — 2 ans.

— n°3 — 3à ans. — n°4 — 5à 7ans.

— n°5 — 8 à 12 ans.

Le plus petit de la série a une longueur de 3cent.8 el un grand diamètre antéro-postérieur de 5 mil. 2. Le plusgrand, long de 6 cent. 6 a un grand diamètre égal à 7 millimètres. Les autres sont intermédiaires.

Ces lubes sont rigides, rectilignes, aplatis latéralement et renflés vers le milieu avec une légère courbure à concavité postérieure.

La partie supérieure, évasée dans les tubes anciens, estlégèrement bomhée dans lestubes actuels et fortement déjetée en arrière et sur les côtés de manière à ce que la tête du tube forme un losange assez régulier et à angles mousses.

Quand le tube est en place, l'angle postérieur du losange vient se loger entre les deux aryténoïdes et les parlies latérales, appelées aussi épaules du tube, reposent sur les cordes vocales supérieures. La lumière des tubes est régulièrement elliptique, à grand axe antéro-poslérieur et à parois lisses.

Chaque tube est muni d’un mandrin quelon visse à l'introducteur et qui articulé en son milieu, est

ADS terminé par un bout olivaire destiné à obturer l'orifice inférieur du tube. Enfin le tube porte à sa partie supérieure un œillet fait pour recevoir un fil de soie dit de sûreté. |

950 L'échelle graduée sert à déterminer le tube qui convient à l’âge de l'enfant.

Modifications apportées aux instruments.

Très ingénieux, les instruments d'O’Dwyer n'élaient pas parfaitsetavec l’usage leurs imperfections devenaient de jour en jour plus visibles.

Sansentrerdans les détails d’une critique plusou moins fantaisiste, nous novs contenterons de formuler les reproches suivants :

40 L'introducteur est trop compliqué, d’un fonctionnement trop délicat et très difficile à nettoyer.

2° La vis qui fixe le mandrin obturateur à l’introducteur s'use rapidement et ne permet plus, au bout d’un certain temps, d’avoir certaine la position antéropostérieure du tube nécessaire à l’introduction dans le larynx.

3° Enfin la pince en bec de canard ne permet pas une prise suffisante et est une cause de dérapage.

Les allemands en adaptant à chaque mandrin une tige rigide avaient supprimé une partie de ces inconvénients.

(4) Ferroud. Intubation du larynx. Thèse de Lyon, 1894.

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