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Quand faut-il retirer le fil ?
Les uns et c’est le plus grand nombre, attendent quelques minutes et font boire l'enfant afin de s'assurer que le tube est bien en place et que la respiration est facile. Cetle pratique très prudente et très bonne a comme inconvénient de nécessiter pour ainsi dire une seconde opération, ce qui est toujours une fatigue . pour l'enfant. Ajoutons qu’il n’est pas toujours facile de remettre l’ouvre-bouche, l'enfant refusant de desserrer les dents. ; |
Telle a été néanmoins notre manière de faire au début ; mais peu à peu l’habitude de la chose nous ayant rendu plus audacieux, nous avons dans la suite retiré le fil aussitôt le tube introduit et cela sans nul inconvénient.
Pour agir ainsi, il faut avoir la certitude que le tube est bien en place et que l'enfant respire bien, notions que l’expérience seule peut donner. Aussi le procédé n'est-il pas à'conseiller aux débutants.
Quoi qu'il en soit, pour retirer le fil il suffit, l’ouvre-bouche étant en place, de couper un des chefs et de tirer sur l’autre pendant que l’index réintroduit dans la bouche obvie au déplacement du tube.
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S I Extraction du tube.
Il nous semble qu’on a quelque peu exagéré les. difficultés de ce temps de l'opération et nous avons été beaucoup surpris de voir plusieurs médecins très habiles, craignant de l’avoir à exécuter, ne pas hésiter à conserver le fil malgré ses nombreux inconvénients.
Qu'y a-t-il de fondé dans celte appréhension grande ?
Avant de répondre à cetie question nous voulons indiquer en quelques mots le manuel opératoire.
L'enfant placé comme pour l’intubation et les aides disposés de même, l'opérateur, l’extracteur dans sa main droite et le pouce sur la branche mobile, plonge son index gauche au fond de la bouche. Lei un nouveau point de repère l'attend, c’est la tête du tube, facile: à sentir une: fois que l'épiglotte, qui s'était abaissée dessus au moment de l'introduction du doigt, est relevée.
La tête du tube est le repère que le doigt ne doit plus quitter. Du boutdel’index placé, sur l'angle postérieur de la tête du tube ou sur son épaule gauche, on détermine laplace précise de la lumière
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du tube qui est en avant ou à droite selon la disposition du doigt, et, en suivant ceguide fidèlement, le bec de l'extracteur tombe forcément sur la tête du tube et le plus souvent dans la lumière même. Une résistance spéciale éprouvée à l’écartement du becindique la réussite. Un mouvement d'élévation sur place et d'extraction en abaissant le manche fait sorlr le lube.
Ainsi conduite, l'extraction présente la plus grande simplicité. Mais si l’index ne conserve pas bien son point de repère et si le bec de l’extracteur que l’œil ‘doit conduire ne suit pas exactement l'index, on peut faire des sondages à l'infini, attendant qu’un heureux hasard vous fasse pénétrer dans la lumière du tube, car à côté il y a de la place.
Énucléation digilale. — Inventée par M. Bayeux après l'application de ses tubes courts, cette opération consiste à faire sortir le tube du larynx à l’aide du coup de pouce. L'enfant, placé comme pour l'extraction et les épaules bien immobilisées, l'opérateur lui maintient de sa main gauche la tête légèrement fléchie, puis, de son pouce droit, placé au-dessous du ericoïde, il applatit la trachée et, d'un mouvement de bas en haut, il chasse le tube, que l'enfant crache aussitôt.
Cette petite opération, facile avec un peu d’habitude, donne ordinairement de bons résultats.