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L'IODO-RÉACTION CHEZ LES SUJETS NORMAUX

Nous avons tenté la recherche de liodo-réaction dans les urines d’une centaine de sujets ne présentant aucune affection pouvant se révéler au médecin. Dans tous les cas le résultat fut négatif. Cependant il est une cause possible d’erreur et l’on pourrait mterpréter à cet égard, comme douteux, des résultats que nous avons considérés comme nuls.

En effet, nombre d’urines, et c’est là un fait probablement en relation avec les variations de leur teneur en acide urique, mettent un temps plus long à fixer l’iode qui se manifeste au début sous la forme de nuages plus colorés que l'urine. La lenteur de cette fixation est d'autant plus marquée que la quantité de réactif est plus grande. Mais si, au bout de dix minutes, la couche d’urine qui a subi l’imprégnation iodée est d’une teneur sensiblement égale à celle du reste du tube à essai, nous considérons la réaction comme nulle. Toutes nos investigations chez l’homme sain ont abouti à l’absence d’iodo-réaction.

Nulle aussi parait être l'influence des. variations physiologiques.

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: Nos essais ont porté sur des sujets de tout Âge. Malheureusement, il ne s'agissait la plupart du temps que de soldats et nous n'avons pu contrôler sur des mdividus du sexe féminin la valeur de l’iodoréaction.

L’heure de l'émission urinaire ne semble pas davantage influer sur la réaction qui nous occupe. Chez les mêmes sujets nous n’avons point constaté de dissem— blance entre lémission du matin et les émissions postérieures de quatre à cinq heures aux heures des repas.

Le travail musculaire et la fatigue, les variations du régime et l’inanition n’ont aucun retentissement sur nos résultats. Et pourtant quel champ d’expérlences aurait pu nous offrir à cet égard plus de ressources que la guerre où l’on voit les mêmes sujets passer alternativentent du surmenage à l’inaction, de l’abondance à la disette et, partant, à l’inanition.

Nous ne pouvons cependant pas affirmer que l’iodoréaction n’existe point chez l’homme normal. Sur cent sujets nous ne l’avons pas constaté. C’est là toute notre expérience. Il nous parait du moins logique de conclure qu’elle doit être fort rare chez l'individu sain.

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