‹ Contribution à l'étude de l'Iodo-Réaction UrinaireChapitre 16 sur 29 · A. — L'IODO-RÉACTION DANS LES INTOXICATIONS · texte numérisé non relu

A. — L'IODO-RÉACTION DANS LES INTOXICATIONS

Dans les intoxications qu’il nous a été possible d’examiner nous n’avons jamais trouvé l’iodo-réaction. Il est juste de dire que nous n’avions à disposition que cinq cas assez bénins d’intoxications alimentaires et neuf cas d’intoxications par les gaz. Nous croyons d’ailleurs que les intoxications professionnelles par les métaux ou les métalloïdes telles que : arsénicisme, saturnisme, hydrargyrisme, n'auraient rien donné au point de vue qui nous occupe. En effet, tous nos essais médicamenteux de cet ordre ont été négatifs. |

B. — L'IODO-RÉACTION DANS LES PETITS TRAUMATISMES ET LES SUPPURATIONS LOCALES

Aucun des petits blessés que nous avons pu examiner n’a présenté l’iodo-réaction. Toutes les infections localisées telles que : furoncles, anthrax, panaris, phleomons, les plaies infectées, l’ecthyma des cavaliers, les abcès chauds n’ont point occasionné

l’iodo-réaction. Nous devons même avouer qu'après avoir limité nos examens, par suite des nécessités, à cette catégorie de malades habituels de la clientèle régimentaire en campagne, nous doutions sérieusement de l’existence de la réaction de Petzétakis.

I nous a fallu aborder les grands malades pour la trouver. Et c’est là un gros point d’acquis : nous sommes sûrs après des examens suivis et répétés | qu'aucun de ces infectés bénins ne la présente. Les suppurations chroniques ne semblent pas davantage la faire apparaître. Trois cas de plaies infectées rebelles qui ont cédé tardivement aux pansements humides à l’hypochlorite et auxquelles tout l’arsenal des antiseptiques n’avait apporté aucune amélioration n’ont, à aucun moment de leur évolution, déterminé l’apparition de l’iodo-réaction dans les urines.

Les urétrites blennorragiques, les orchi-épididymites à gonocoque nous ont donné la même absence de résultats. Deux cas de papillomes du gland, un cas de chancre mou n’ont point fait apparaître l’iodoréaction.

Les otites moyennes suppurées si fréquentes, dans dix cas soumis à notre examen, sont restées sans influence sur l’iodo-réaction qui fut toujours négative.

Or, quelques-uns de ces malades, dont surtout les blennorragiques, ont présenté à un moment de leur évolution un léger disque d’albumine dans leurs urines, C’est dire que le retentissement de leur affection sur leur état général fut assez grand. C’est aussi la preuve de l’mdépendance absolue de la réaction de Petzétakis et des essais cliniques de l’albumine.

C, — L'IODO-RÉACTION DANS LES GRANDS TRAUMATISMES ET LES SEPTICÉMIES CONSÉCUTIVES

Afin de mieux mettre en lumière les conditions d'apparition de l’iodo-réaction chez les grands blessés nous allons reproduire les plus typiques des observations recueillies au Centre hospitalier de B... Nous passerons sous silence ceux des malades qui pourraient au risque rentrer dans la catégorie précédente ou ne présentaient que peu ou pas d’infection et dont l’iodoréaction fut négative.

Z..., nègre Soudanais.

Plaies du bras droit, de la main droite, de la jambe gauche par éclats d'obus, gangrène sèche des pieds.

Blessure infectée remontant à trente-trois jours.

Température matin : 38°6.

Iodo-réaction : + +.

Réaction de M. Weisz : o.

L..., plaie de la main droite par éclat d'obus. Infection remontant à dix jours.

Température matin : 40°4.

Iodo-réaction : +.

Réaction de M. Weisz : o.

P.., plaie du flanc droit par éclat de bombe, gros souffle pneumonique droit.

Température matin : 3807.

Iodo-réaction : +.

Réaction de Weisz : 0.

Mort le lendemain.

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