‹ Contribution à l'étude de l'iridocyclite et l'iridochoroidite à méningocoqueChapitre 5 sur 18 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Le nombre des cas où l'examen de l'œil a pu être fait est extrémement restreint, car si la lésion est d’une gravité particulière au point de vue fonctionnel, les malades qui en sont porteurs guérissent généralement. |

Néanmoins en nous basant sur les examens qu'ont pu faire Terrien, Morax, Rochon-Duvignaud, Oeller, Axenfeld et Rosenow, il nous a été possible de réunir en un ensemble les lésions que l’on observe généralement. Ces lésions varient naturellement avee le stade plus ou moins avancé de linflammation.

a) Examen macroscopique

Si l’on examine les coupes antéro-postérieures du bulbe oculaire on constate, qu’à partir de la papille jusqu’à l’ora serrata, la rétine se trouve séparée du corps vitré par un exudat d'épaisseur inégale, de couleur jaune en arrière devenant grisâtre au niveau du corps ciliaire et qui se continue à travers la pupille, au delà de l’Iris, par l’hypopion.

Le corps vitré de couleur jaune sale est ralatiné et se rétracte derrière le cristallin.

Le cristailin ne présente pas de lésion.

Le bord libre de la pupille peut avoir contracté des adhérences avee la face antérieure du cristallin. Parfois toute la face postérieure de l'iris y est accollée.

A partir de la papille on constate des points ecchimotiques, qui sont d'autant plus nombreux et plus gros, que l’on se rapproche du corps ciliaire ; leur dimension peut aller jusqu’à 1 millimètre.

La rétine est œdématiée, surtout au niveau de la papille, elle diminue en se dirigeant vers l'équateur puis s’épaissit brusquement au niveau de la région ciliaire.

b) Examen microscopique

Nerf optique. Les fibres nerveuses sont dissociées surtout au niveau de la papille par l’infiltration œdé:mateuse. La rétine est séparée de la choroïde par un exudat fibrino-purulent renferment surtout des polynucléaires. On y retrouve très souvent l’agent pathogène.

Les vaisseaux de la choroïde sont énormes et gorgés de leucocytes où prédominent les polynucléaires ; leur lumière est entièrement obstruée par des polynucléaires et des cellules endothéliales. L'infiltration est constituée, en majeure partie des leucocytes où prédominent les polynucléaires dont un grand nombre contiennent des grains de pigments choroïdien ou rétinien. La structure de la

choroïde n’est plus reconnaissable. On retrouve les agents infectieux dans l’exudat, particulièrement au niveau de sa face libre.

Axenfeld et Goh de Tokio ont pu étudier un cas où ils trouvé des foyers d'infiltration cellulaire circonscrite dans la choroïde et la rétine, correspondant à un stade peu avancé de la lésion.

Rosenow, dont nous mentionnons les expériences dans le chapitre de la pathogénie, a constaté des cas où les lésions prédominaient au niveau de la région ciliaire ; il a pu dans ces coupes retrouver les agents microbiens dont il se servait dans ses expériences. (Journal of Infection Dyseases, 1915, t. XVII).

L'existence de polynucléaires et de cellules endothéliales dans les vaisseaux sanguins, la congestion de ces vaisseaux, la prédominence des lésions au niveau de la choroïde et du corps ciliaire, nous permettent de penser que l’agent infectieux se localise le plis souvent dans les vaisseaux de la membrane nourricière de l'œil où il produit des embolies ou des thromboses.

Comment et par quelle voie y arrive-t-il ?

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