PAT RE
partum, la rupture ou le déchirement d’une bride ou d’une adhérence peu résistante.
Certaines sont tendues entre leurs insertions; d’autres constituent de véritables anneaux où l'intestin s’étrangle et des poches membraneuses qui fixent les masses intestinales, les empêchant de se dérober devant lobstacle (cas de Vermelin, Chalnot, Louyot) qui les comprime.
Dans une autre observation (Vermelin, Rothan et Richon, Obs. XIV), l’épiploon ramassé en un cordon épais adhérent à la paroi au niveau d’une cicatrice appendiculaire constituait une vaste bride autour de laquelle l'intestin grêle était enroulé une fois et demi.
Digonnet en Vernes rapportent un cas où l’occlusion se produisit après l’accouchement par coudure de l’angle splénique du colon à la faveur de brides étendues de la région cæcale et de la fosse iliaque droite à la partie moyenne du côlon transverse.
LE LIGAMENT INFUNDIBULO-PELVIEN :
À côté de ces occlusions par adhérences, par brides ou par membranes pathologiques, il convient de réserver une place particulière à une catégorie d’iléus provoqués par le ligament infundibulo-pelvien, signalée par Okinezyc, puis étudiée en détail par Vautrin et par Tarte (Thèse Nancy, 1922).
Ce ligament n’est autre qu’un repli péritonéal sou-
levé par les vaisseaux tubo-ovariens, qui se rendent de la région lombaire aux organes génitaux.
La racine transverse du mésocolon pelvien croise, sur la face antérieure du psoas, la gaine des vaisseaux ovariens à l’endroit où elle constitue la partie supérieure du ligament infundibulo-pelvien. Le côlon sigmoïde placé en avant et au-dessus de lui n’est pas alors menacé. Mais au cours de la grossesse, les trompes, les ovaires et leurs pédicules s’élevant avec l’utérus, l’extrémité inférieure du ligament remonte avec eux, lui faisant décrire une boucle à concavité supérieure qui embrasse le mésocôlon et l’anse sigmoïde; la dextorsion et la latéro-version droite de l’utérus. provoquent au maximum la tension du ligament.
Si l’anse est mobile, elle fuit vers le haut, échappant ainsi à l’étreinte du ligament, mais si au contraire le sigmoïde est fixé près de la paroï, ce qui est normal chez l’adulte, il ne peut se soustraire à la striction.
La torsion légère sur son axe, une compression modérée, plus simplement, l’atonie du sigmoïde complètent l’oblitération.
Sabourin, Laënnec et Maroger estiment que ce mécanisme doit être souvent incriminé « car dans beaucoup d'observations où la nature exacte de l’occlusion n’est pas reconnue, les auteurs notent soit l’extrême dextro-torsion de l’utérus, soit l’existence de brides non pathologiques ». Ils se demandent en outre s’il n’y a pas là une influence susceptible de remplacer dans une certaine mesure la rétraction inflammatoire con-