TRAITEMENT MÉDICAL
Un certain nombre de moyens médicaux a été opposé avec succès aux phénomènes d’occlusion.
Les grands lavements ont amené parfois avec une débâcle considérable le rétablissement du transit intestinal Mais il ne faudra pas fonder sur eux de trop grands espoirs. « Le fait que des lavements ramènent des matières est sans intérêt; seule l’émission abondante de gaz par l’anus permet de dire que l’occlusion est levée » (Vignes).
Le lavement électrique compte des succès à son actif, mais il n’est pas exempt de tout danger et, de plus, risque de provoquer l’accouchement.
Les lavements de bile (50 à 100 gr. d’extrait sec pour 400 cc. d’eau), Les extraits hypophysaires, l’ésérine, le sérum salé hypertonique, rectal ou intraveineux, sont d’excellent stimulants du péristaltisme.
La nicotinisation du ganglion cœliaque a été propoposée pour supprimer l’action inhibitrice du splanchnique.
La rachianesthésie agissant par un mécanisme identique, d’une technique plus maniable, donne des résultats intéressants.
La position génu-pectorale, le décubitus ventral (position de Schrintzler), ont levé l’occlusion dans certains cas où elle était due à la compression par l’utérus gravide ou par des tumeurs. Dans l’observation LVL il s’agissait d’une femme dont les annexes chroni-
quement enflammés, avec de gros processus plastiques, constituaient une véritable tumeur dure à surface tomasse, sous l’influence de la croissance utérine, avait libéré le Douglas. Une anse colique, descendue dans le cul de sac, s'était trouvée pincée entre la masse annexielle et la masse pelvienne. Le décubitus ventral fit basculer en avant l'utérus, entraînant les annexes, et permit à l'intestin de se soustraire au pincement.
La vessie de glace rend des services dans les iléus paralytiques consécutifs à des phénomènes péritonéaux inflammatoires.
Mais il faut se rappeler qu’en matière d’occlusion, la gravité du pronostic est avant tout fonction du temps.
« Les moyens médicaux seront mis en œuvre seulement si les symptomes ne sont pas inquiétants et ils seront abandonnés s’ils ne donnent pas un résultat rapide et net. Au demeurant, quand l’occlusion est ma- - nifeste, il faut agir sans perdre de temps. Les solutions chirurgicales s'imposent. » (Vignes)
Alors même il convient de réserver une place importante à la thérapeutique salée qui, en rétablissant Péquilibre humoral et par son action antitoxique géné-
an =
rale, reste dans tous les cas un adjuvant chirurgical