‹ Contribution à l'Étude de l'Occlusion Intestinale au cours de la Période Gravido-PuerpéraleChapitre 39 sur 42 · SAS · texte numérisé non relu

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comme en témoigne l’obs. XXI de MM. Larget et Cour: tois : L'accouchement fut proyoqué pour permettre l'intervention, Terminé par une prise de forceps sur une tête mobile au détroit supérieur, il fut immédiatement suivi de la laparotomie. Malgré la courte durée de ces deux interventions (50 minutes) il s’ensuivit un état de choc extrêmement grave et la femme mourut 50 heures plus tard de septicémie colibacillaire.

Il semble préférable, toutes les fois que l’obstacle n’est pas reconnu ou levé facilement, de pratiquer un anus contre-nature quitte à lever l’obstacle plus tard, quand la malade aura terminé sa fausse couche ou son accouchement (Gauchery).

. L’anus cæcal est le traitement idéal de cette variété d’occlusion produite par le ligament infundibulo pelvien. Sa technique a été décrite en détail par Vautrin. I doit être établi non « pas avec une large brèche mais au contraire avec une ouverture discrète pour où filtreront les liquides et les gaz que contient l’ampoule rectale. Il importe de bien border cette ouverture pariétale, de bien serrer la boutonnière musculaire pour préparer sa prochaine fermeture spontanée. En agissant sur le cœcum qui s’offre à une opération facile, on restreint dans une proportion énorme l’offense au péritoine et à l’intestin. »

Enfin, dans l’iléus vrai du post-partum, on peut être amené à fixer l’utérus en avant par un Doleris.

TRAITEMENT OBSTÉTRICAL

C’est évidemment le traitement de choix des occiusions qui reconnaissent une cause gravido-puétpérale, mais il ñe saurait être employé sans la certitude d’une telle pathogénie, qu’il ést rarement possible d’avoir en dehors d’une laparotomie. |

La provocation ou l’accélération de l’accouchement ont pu donner des résultats favorables en dehors de ces cas (Obs. XVI), en rompant ou en détendant une bride, mais il ne faut pas trop compter sur de telles éventualités.

L'accouchement provoqué lent, opposé à l'extraction brutale et chocante type Delmas, est alors la méthode

de choix.

La question de savoir si le traitement chirurgical doit être suivi ou non du traitement obstétrical reste discutée. Dans l’obs. XVIII de MM. Vermelin et Chalnot, l’évacuation de l’utérus, après les constatations opératoire, semblait logique. Le travail déjà amorcé fut provoqué par la mise en place d’une sonde semi-rigide. Malgré la simplicité de l’intervention obstétricale et la rapidité du travail, l’état général de la malade s’altéra après l’extraction simple au forceps d’un enfant de 1.830 grammes et la mort survint en

quelques heures.

La mort fut-elle la conséquence du choc obstétrical surajouté au choc opératoire ou d’une stercorhémie

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brutale? Il est difficile de le dire; mais elle paraît bien en rapport avec la provocation de l’accouchement.

Si malgré tout, le traitement obstétrical s’impose, il semble utile, pour ne pas faire subir à la malade déjà choquée une nouveau choc dont les conséquences peuvent être des plus fâcheuses, de différer le plus possible l'intervention; c’est dans le même esprit qu’on s’efforcera d'éviter ou d’entraver le travail commencé chez

une femme récemment opérée.

Conclusions

L L’occlusion intestinale est une complication rare de la grossesse ;

IL. Les modifications anatomo-physiologiques apportées à l’organisme par la gravido-puerpéralité constituent un terrain particulier caractérisé :

1° Par des modifications du volume utérin;

2° Par une atonie de l'intestin et des organes pelviens si fréquente qu’elle peut être considérée comme physiologique ;

3° Par le développement de la vascularisation abdominale qui explique la gravité et la rapidité des complications ;

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