‹ Contribution à l'étude de L'Omento-VolvulusChapitre 6 sur 13 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

Ce sont surtout Vignard, Lejars et Lapeyre qui ont essayé d’éclaircir le problème pathogénique de Pomentovolvulus. Délaissant la description des détails cliniques, Vignard s’est attardé à cette étude. Considérant que dans l'immense majorité des cas, la hernie coexiste avec la torsion, il en déduit que cette hernie joue un rôle 1ncontestable dans la production de l'omento-volvulus. D'ailleurs voici les paroles qu'il écrit lui-même :

« Par suite de la situation passagère ou permanente de l'extrémité inférieure de lépiploon dans le sac, la longueur de l'organe est accrue, sa forme devient plus ramassée et ne permet plus un étalement complet au-devant de l'intestin. L'irritation locale qui en résulte est souvent cause d’une hypertrophie notable de cette portion inférieure rendant l'épiploon comparable à celui d'une observation de Broca, épiploon auquel était appendu un kyste hydalique du volume du poing et qui s'était légèrement Lordu sur son axe. »

Lejars dans la Semaine Médicale du 13 février 1907, donne à son tour une explication pathogénique dont nous avons pu extraire le passage suivant :

« La présence d'un sac herniaire où l'épiploon s'engage, s'élire, adhère, s'épaissit, semble créer à la torsion

les meilleures conditions pathogéniques. Les gros noyaux

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d'épiploite chronique, en partie pédieulés, qu'on trouve dans les épiplocèles, finissent par constituer, dans l'épaisseur de la membrane plissée et pelotonnée des sortes de .corps étrangers, des tumeurs lourdes, déclives, toutes prêles à se déplacer latéralement, x tourner sur ellesmêmes une fois réduites et les mouvement de va et vient qu'elles éxécutent, les manœuvres de laxis auxquelles elles sont soumises, exagèrent cette tendance à l’enroulement. »

Cette opinion de l’épiploïte chronique, cause première de l'omento-volvulus est partagée par Lapeyre. Celui-ci ajoute même que celle épiploïte peut créer dans lintériear de l'épiploon des ‘* cordelettes scléreuses” qui sont toutes disposées à s'enroulèer et auxquelles il attache une fort grande importance.

Cependant Hochenegg publie une observation d’après laquelle l'épiploon était parfaitement sain. I semble done que si l'épiploïte chronique est une cause favorisante de premier ordre elle peut être impuissante à produire l’omento volvulus. Il faut chercher autre chose. Quand la torsion estintra abdominale, on peut accuser les mouvements péristaltiques de l'intestin, surtoul si ceux ei se produisent dans un abdomen porteur d'une tumeur ou d'adhérences tmportantes,

Lorsque la Lorsion n'est plus intra-abdominale, mais coexiste avec une hernie, il faut bien supposer alors que l'épiploon tendant à sorlir par l'anneau inguinal trouve un canal étroit dans lequel il ne peut s'engager que S'il est animé d'un mouvement de rotalion.

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Telles sont, nous semble-t-il, les explications patho

niques les plus conformes à la vérité.

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