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Dans les cas de dystocie on a d’abord substitué aux interventions purement obstétricales la symphyséotomie. Celle-ci donna en son temips d'excellents résultats. Généralement par l'agrandissement qu’elle apportait dans le diamètre antéro postérieur du bassin, elle permettait l'extraction de l’enfant vivant. Mais elle n’était pas sans présenter quelques inconvénients. On ne pouvait intervenir qu'au cours du travail, à la dilatation complète ou au moins sur un orifice dilatable. Cette attente n'était pas sans danger pour la mère que la prolongation du travail, la rupture prématurée des membranes, exposait à l'infection, et pour l’enfant qui pouvait souffrir ou succomber. Dans quelques cas, rares en réalité, on pouvait observer des complications lointaines fâcheuses, sinon pénibles, telles l’incontinence des urines, les troubles de la marche... Aussi la symphyséotomie n'est plus guère employée dans sa forme ancienne ou modifiée (symphyséotomie sous-cutané à la Zarate, pubiotomie latérale) que comime une opération d'urgence dans les cas où l'opération césarienne est contre-indiquée ou n’est plus praticable.
Si de la dystocie osseuse nous passons aux cas de dystocie des
parties molles et de la dystocie ovulaire “ou fœtale (fibromes,
kystes, insertion basse du placenta, décollement placentaire, présentalion irréductible de l'épaule) nous constatons que si les méthodes obstétricales conservent leurs indications dans un certain nombre de cas, l'intervention chirurgicale devient de plus en plus fréquente. Celle-ci, par ses heureux résultats pour la mère et l'enfant, montre que la voie abdominale est la bonne, quand l’intervention est entreprise dans des condilions convenables.
Jusqu'à ces dernières années, l'opération césarienne classique,
portant sur le corps utérin était la seule employée el nous n'insts-
terons pas sur sa technique bien connue.
HA
Certains accoucheurs étrangers (Franck, Latzko, Doœderleim, Selheim...) ont alors inauguré une méthode nouvelle qui consistait essentiellement à faire porter l'incision de l'utérus, non plus sur le corps, mais sur le segment inférieur, au-dessous de l’anneau de contraction, dans la région sus-pubienne de l'abdomen, d’où le nom de césarienne basse ou supra symphysaire.
Après de nombreuses variations individuelles au début (césarienne exlrapéritonéale, sous-péritonéale, transpéritonéale, incision mé. diane, latérale de l'abdomen...) qui ont été exposées à l’époque, dans une excellente revue du professeur Jeannin (l'Obstétrique 1909, page 545), la technique opératoire s’est peu à peu simplifiée, pour aboutir à une intervention de chirurgie obstétricale bien réglée, exécutée à peu de chose près de la même façon par tous les opérateurs. C’est l'opération transpéritonéale supra-symphysaire telle que nous allons maintenant la décrire dans ses grandes lignes.