‹ Contribution à l'étude de l'opération de BaldwinChapitre 25 sur 46 · LT · texte numérisé non relu

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Au total : 2 utérus, 4 artères utérines, 2 trompes et 2 ovalres. On se trouve en présence d’un arrêt de développement évident. :

Ablation de tous ces organes. À 35 centimètres environ du cœcum et après coprostase, on isole une anse iliaque sur 20 centimètres: de long. On sectionne sur cette dimens‘on ainsi que le mésentère correspondant, en ayant soin d'éviter les vaisseaux mésentériques autant que faire se peut. On referme immédiatement les » bouts de cette anse par deux doubles surjets à la soie. On l’abandonne alors vers le fond de la plaie au contact du sacrum, après s'être assuré que la longueur du méso permettra le glissement jusqu'à la vulve.

En avant du méso de l’anse exclue, on pratique la ferme- . ture de chaque bout intestinal par. double surjet à la soie, puis on réalise une anastomose latérale classique. | On effondre le cul-de-sac de Douglas. On saisit l’anse exclue à l’aide de la pince et on l’amène à la vulve. L'abdomen est alors fermé. On laisse un drain n° 45 dans le culde-sac de Douglas. On place à nouveau la malade en position périnéale, on saisit l’anse abaissée et on l’ouvre. On suture muqueuse à muqueuse, par points séparés au catgut n° 1,. l'orifice intestinal ainsi créé, aux lèvres de l’incision vulvaire.

Suites opératoires. — Température normale. Douleurs assez vives dans le bas-ventre. On est obligé, pendant 24 heures, de sonder la malade qui ne peut uriner seule, Coliques intestinales. Le drain abdominal est enlevé au bout de 48 heures. Aucune réaction péritonéale. Chaque jour le néo-vagin est débourré et rebourré avec de la gaze vaselinée. Il secrète des glaires sanguinolentes pendant 8 jours: Au bout de ce temps, elles deviennent simplement gélatineuses.

Les injections vaginales ont été commencées le 4° jour et continuées régulièrement.

L'orifice vaginal admet facilement l'introduction de » doigts accolés. La malade présente de temps en temps des coliques iutestinales légères.

SET: D Tour

Elle sort du service complètement guérie, le 23 octobre. Revue le 20 novembre 1913, elle se présente avec les parhicularités suivantes :

L'orifice vulvaire est légèrement plus étroit, mais admet cependant la plus grosse bougie de Hégar. Le vagin secrète encore un peu de mucus. Nous avons eu l’occasion de voir l malade ces derniers jours. Le résultat est aussi satisfaisant que possible et se maintiendra certainement dans l'avenir.

Le néo-vagin admet facilement l'introduction des 2 doigts accolés. La sécrétion est complètement tarie. Les douleurs préombilicales ont disparu.

-OBSERVATION DU D' GUGGISBERG

Zentr. für Gynäk, n° 47. Novembre 1915

Il s’agit d’une femme de 28 ans, qui entre à l'hôpital le 16 mars, à cause d’une gonorrhée aiguë. L'examen nous montre une rougeur et une tuméfaction intense des organes génitaux externes. Ces derniers étaient cependant bien développés. Le développement des poils est normal ; grandes lèvres très infiltrées de graisse. Clitoris de grandeur normale, Le méat urinaire rougi laisse échapper une sécrétion purulente. L’examen du pus montre des leucocytes et des gonoccoques. Entre les petites lèvres se trouve la fosse naviculaire qui débouche dans un court cul-de-sac d’une longueur d'environ 1 centimètre. Ce cul-de-sac se laisse pénétrer d’environ 1/2 centimètre. Aucune ouverture vaginale. Par le toucher rectal, on ne sent ni les erganes génitaux internes, ni les ligaments pouvant en imposer pour un utérus où un vagin rudimentaires. De même l'examen sous anesthésie ne donne aucun renseignement précis sur l'existence des organes génitaux internes.

La malade déclare qu’elle n’a jamais été réglée et n’a jamais éprouvé de troubles menstruels. Jamais de douleurs dans le bas

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ventre. Entre la 13° et 14° année, sa poitrine s'est développée el les poils ont commencé à apparaître sur le pubis. Le désir sexuel est intense. La malade qui est mariée, avait essayé plusieurs fois d'avoir des rapports sexuels avec son mari, Mais sans succès. Un médecin consulté voulait entreprendre une dilatiation®! ! de l’hymen.

La malade désire fortement qu'on remédie à son infirmité.

Après la guérison de la gonorrhée, on pratique l'opération le 3 juin.

Anesthésie éther-morphine.

D'abord, incision vulvaire longitudinale et création d'un canal jusqu'au cul-de-sac péritonéal entre le rectum et la. vessie. |

Le décollement se fait sans difficulté. On forme ainsi un canal de 10 centimètres qui est bourré de compresses. Le péritoine a été laissé intact. La malade est couchée sur le dos et on pratique la laparotomie. Incision longitudinale sous ombilicale de l'abdomen. On aperçoit les organes génitaux iniernes contre la paroi postérieure de la vessie. L'utérus est double ; les deux utérus sont complètement séparés. Ils ont -2 centimètres de long sur 1 centimètre de large. Entre les extrémités inférieures des 2 utérus, qui sont séparés l’un de l’autre de 10 centimètres se trouve sur la paroi postérieure de la vessie un repli transversal. Les 2 ovaires sont de grandeur normale et bien développés. De l'extrémité supérieure de chaque utérus partent une trompe et un Jligament rond normaux. Aucune trace de vagin. »

Alors on pratique l'isolement d'une anse iléale.

À environ 20 centimètres du cæcum, on trouve une anse très mobile. On isole de 30 centimètres de cette anse : les quatre extrémités intestinales sont suturées (suture séreuse de Lembert). Entéro-anastomose latéro-latérale, On place au milieu de l'anse iléale à travers le mésentère un fil conducteur qui servira à abaisser l’anse intestinale. Incision du cul-de-sac péritonéal sur une longueur de 5 centimètres. Un aide passe une pince à clamp dans le tunnel vaginal débarassé de ses compresses, La pince saisit le fil conducteur et tire l'intestin jusqu'aux organes génitaux internes.

Suture par plans successifs de l'abdomen.

Le sommet de l’anse iléale est suturé à la vulve puis est incisé.

Pendant les deux, premiers jours, l’élat de la malade était salisfaisant. L'intestin fonctionnait, La malade avait des selles et des gaz.

Le troisième jour, la température s'élève et le pouls s'accélère. Temp. 39°1, pouls 120. La situation s'aggrave à vue d'œil. Le quatrième jour, la température est de 4o°2, pouls ho, petit filiforme, facilement dépressible.

Abdomen météorisé. Une intervention n'est pas tentée à cause du mauvais état général.

Le sixième jour : mort.

Nécrops (Professeur Wegelin). Début de pneumonie. Foramen ovale ouvert.

Les grandes et pelites lèvres sont normales. À Ja place du vagin se trouve un Canal plus large recouvert d'une masse sale et noire.

L'ouverture de l'abdomen montre : le bord du foi déborde de 8 centimètres le rebord costal. Estomac dilaté. Epiploon long, infiltré de graisse, œdérniatié, congestionné.

Intestin boursouflé. Vessie contenant de l'urine. Au-dessous de celle-ci se’ trouve une blessure opératoire récente dans laquelle est fixée une anse intestinale. Cette anse fermée à ses 2 bouts est extra péritonéale.

Entéro-anastomose récente dont la circonférence mesure 1, centimètres. L'entéro-anastomose est à 20 centimètres de la valvule iléo-cœcale.

Dans le petit bassin se trouve une sécrétion trouble. Par la fente du cul-de-sac de Douglas, on trouve les deux branches de l’anse abaäissée. À l'endroit où l’anse sort de la cavité péritonéale, elle est écrasée, colorée en noir. Dans les environs, infiltration abondante.

© L'examen des organes génitaux internes confirme ce qu'on avait noté au cours de l'opération. Aucun vestige de vagin. L'autopsie démontre done qu'il y a eu sphacele de l’anse iéale abaissée et péritonite consécutive.

OBSERVATION DU D' WARD (Résumée)

Surgery, gynécologie-obstétrics (vol. XXI, n° 5). In Zent. Für Gynäk, n° 3. Août 1916

Il s’agit d’une jeune fille de 13 ans. Absence congénitale du vagin. L'’utérus est bien développé. Ward l'a opérée suivant l: méthode de Baldwin. Réfection du vagin avec une anse

iléale et implantation du col utérin dans le néo-vagin. Ward parvint ainsi à rendre possible une menstruation régulière.

OBSERVATION DE FELLENBERG (Résumée)

Schweizerische Rundschau Für Medizin, n° 8, 1915 In Zentr. für Gynäk, n° 1. Janvier 1916

Fellenberg relate un cas d'absence de vagin qu'il a opéré avec succès suivant la méthode de Baldwin-Mori.

L'ovaire droit. et les 2 trompes étaient normales ; kystes dermoïdes de l'ovaire gauche. Les trompes viennent se terminer dans un cordon transversal de la grosseur d’un crayon revêtu de périloine et qui présente à son extrémité gauche un léger épaississement. Utérus rudimentaire. ;

Opération : Incision transversale au niveau de la vulve et décollement de l'espace vésico-rectal. Après avoir bourré de Lampons le canal ainsi créé, on procède à la laparotomie. Isolement de l’anse la plus inférieure de 30 centimètres de lon-

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