‹ Contribution à l'étude de l'opération de Delorme-Juvara: Pour prolapsus rectauxChapitre 16 sur 19 · DU · texte numérisé non relu

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l'accolement et la cicatrisation musculeuse de ces deux cylindres, ce qui a pour résultat d'accumuler au-dessus du sphincter externe une masse de fibres musculaires lisses, formant, ainsi qu'on peut s'en convaincre, après cicatrisation, un large sphincier qui emprisonne largement le doigt explorateur.

En somme, ce procédé opératoire a pour résultat :

1° De supprimer le glissement.

2° D'augmenter l'épaisseur des tissus et, en particulier, des tissus contractiles, dans la région sphinctéricnne.

3° De tendre la muqueuse. L

Nous avons vu que Delorme a modifié dans la suite sa technique opératoire en y ajoutant un temps nouveau, la suture de soutien musculo-musculeuse, que Juvara appelle le plissement de la musculeuse. |

Beaucoup d'auteurs, et en particulier Delbet, qui a fait une critique approfondie de cette méthode, considèrent ce temps comme le plus utile et c'est pour cette raison qu'il préfère à la méthode de Delorme la technique de Juvara qui attache une plus grande importance à cette plicature. Le tassement des fibres musculaires du prolapsus produit un canal serré, une filière étroite et longue qui embrasse l'extrémité inférieure de l'intestin et s'oppose d’une manière efficace à sa chute; le sphincter se trouve ainsi renforcé et s'oppose à toute récidive.

Lenormant dans sa thèse, Gérard-Marechand dans son précis de chirurgie du gros intestin, se rangent à cetle opinion; et nous croyons aussi que le plus gros mérite de cette méthode est de tirer profit des fibres musculaires nombreuses el hypertrophiées de la partie prolabée,

| Re et de les transformer en un anneau épais qui renforce l'action des sphincter naturels.

Mais il scrait illogique de nier le rôle que joue la résection de la muqueuse, car, à elle seule, cette opération a assuré la guérison de plusicurs malades, dont l'opéré de M. Leriche.

Enfin, cette méthode a une qualité incontestable : modifiée ou non, elle a donné des succès persistants et durables, elle‘a même réussi dans des cas où d’autres procédés opératoires avaient échoué (malade du service de M. Reynier).

Aussi, et c'est une des conclusions du rapport de Delbet sur cetie opération, l'excision de la muqueuse a, par ses succès, le droit de prendre rang parmi les méthodes de traitement des prolapsus rectaux, totaux et étendus.

B. — Critiques.

Elles sont assez nombreuses.

1° L'opération elle-même est assez délicate

Tous ceux qui l'ont pratiquée ont constaté la difficulté que l'on éprouve pour décoller ia muqueuse.

Tantôt elle est trop friable, injectée, ulcérée, tantôt elle est très adhérente aux plans sous-jacents et, en admettant même qu'elle présente nne solidité et une laxité suffisante, elle se prêle toujours mal au décollement dans sà partie postérieure.

De plus, ce temps opéraloire s'accompagne d'une hémorragie qui devient dans cértains cas une complication réelle. — C'est une hémorragie en nappe, par conséquent difficile à arrêter, elle gêne l'opérateur, qui n'a pas

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