‹ Contribution à l'Etude de l'Organisation de la Lutte Antituberculeuse. Un Dispensaire Parisien de l'Office Public d'Hygiène Sociale en action. Statistiques de six années de fonctionnementChapitre 27 sur 98 · TT · texte numérisé non relu

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«prend une autre ampleur et une allure toute différente; il a « pour but de faire connaître avec une précision suffisante «1° La forme de tuberculose des sujets pris en charge ou «les raisons qui font garder en observation des cas douteux; «2° Les variations évolutives des tuberculoses diagnosti- « quées; «3° La possibilité et opportunité pour le dispensaire d’inter- « venir efficacement au point de vue thérapeutique par des « placements; «4° Les indications à remplir au point de vue de l’hygiène « individuelle et de l'hygiène familiale, qu’il y ait ou non dan- «<ger de contagion bacillaire ».

Les malades sont examinés par le médecin en présence d’une infirmière. Ils doivent toujours être seuls, pour avoir l’assurance que leurs déclarations resteront confidentielles, condition nécessaire pour que ces déclarations puissent être acceptées. comme véridiques. La certitude que le secret professionnel

Jeur évitera tout ennui est indispensable pour obtenir toute la vérité.

« L'établissement du diagnostic est le premier acte obliga- «toire du médecin de dispensaire en présence de toute per- «sonne qui vient lui demander conseil, sans qu’on ait à faire <une distinction entre les malades privés de ressources et les <« autres ». (G. Kuss).

Les résultats de l’examen clinique, qui doit, naturellement, être aussi complet que possible et ne pas se limiter toujours exclusivement à l’examen du poumon, sont notés, dès la première consultation, sur la fiche médicale.

Le médecin inscrira d’abord tous les signes constatés à l'inspection minutieuse du malade (habitus, cicatrices ganglionnaires, étude du pouls, de la cadence respiratoire, état de la bouche et principalement des dents, etc...). Puis il procédera à l’examen de l’appareil respiratoire. Il ne négligera jamais l’auscultation du cœur.

La notation des signes pulmonaires est faite, sur des schémas, à l’aide de signes conventionnels simples, acceptés pas tous les médecins de l'Office. La fiche de premier examen comporte sur son recto deux schémas : l’un représentant la cage thoracique de face, avec le sternum et les clavicules en traits pleins et les côtes en pointillé, l’autre représentant la cage thora-

cique de dos, avec les omoplates et la colonne vertébrale où sont numérotées les vertèbres dorsales.

Cette notation doit être, d’après le règlement, inscrite sur la fiche médicale dès le premier examen. Elle ne doit pas recevoir de retouches; elle restera la constatation initiale, la base

sur laquelle on jugera, lors des examens ultérieurs, de l’évolution de la maladie.

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L'examen reste à ce moment, dans la plupart des cas, insuffisant. |

Il faut le compléter :

1° Par l’examen des crachats, recueillis de préférence le matin, après s'être mouché avec soih une naripe après l’autre, et, si possible, gargarisé à l’eau bouillie tiède, examen que lon renouvellera trois fois et au besoin plus dans les cas douteux.

Lorsque la première recherche est négative, on complète, à la deuxième recherche, l'examen direct par un examen après. homogénéisation.

Chez les malades qui ne crachent pas, on s’efforcera d’obtenir, par une médication appropriée, une expectoration qui permettra l’examen. Chez les enfants surtout, maïs aussi chez les. adultes qui ne savent pas cracher et qui déglutissent leurs. crachats, il faudra penser, suivant les cas, à l’examen des sécrétions pharingées, à la recherche des bacilles dans les matières fécales, au tubage stomacal. a

2° On pratiquera, et cela le plus rapidement possible et sans faire perdre de temps au malade, l'examen radiologique.

Très souvent, pour éclairer son diagnostic, le médecin dait. examiner le malade couché. Cet examen sur le lit est, à notre: avis, très souvent nécessaire, non seulement pour les tuberculoses abdominales, des membres ou de la colonne vertébrale, mais aussi, et dans bien des cas, pour la tuberculose pulmonaire.

Cet examen permet souvent d’éliminer le diagnostic de tuberculose qui hante bien des cerveaux et de donner des conseils utiles, une directive aux malades, en leur indiquant que ce n’est pas au dispensaire qu’il faut s’adresser, mais à leur médecin, parce qu’ils ont à se faire suivre, par exemple, pour leur estomac, leur appendice, leur foie, leur utérus.

C’est d’ailleurs le seul et le pius efficace moyen de se débarrasser de tous ces dolents qui ne demandent qu’à guérir, mais pour lesquels le dispensaire n’est pas fait. C’est avec un mot aimable, les renvoyer à leur médeein qui les soignera et les conseillera, et c’est surtout éviter l’écueil qui consiste à enregistrer dans les dossiers et à considérer comme tuberculeux 3 et 4, 5 et 6 toute personne qui se présente au dispensaire.

Il importe aussi de demander au malade d'apporter à la consultation suivante sa courbe de température, en lui expliquant de vive voix et en lui remettant une fiche résumant les explications nécessaires, à quels moments et de quelle manière il doit prendre sa température.

Au besoin le dispensaire prêtera un thermomètre au malade.

Un dernier renseignement, hélas valable principalement

chez les enfants et surtout chez les Tout-Petits, nous est donné par la cuti-réaction.

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