‹ Contribution à l'Etude de l'Organisation de la Lutte Antituberculeuse. Un Dispensaire Parisien de l'Office Public d'Hygiène Sociale en action. Statistiques de six années de fonctionnementChapitre 28 sur 98 · DAME: 3 VAR · texte numérisé non relu

DAME: 3 VAR

Lorsque chez un enfant la cuti-réaction, répétée deux ou trois fois, est formellement négative, lorsque cet enfant est en contact avec un bacillifère, la question d’éloignement du

| foyer contaminé se pose en effet de toute urgence et les efforts

du médecin doivent tendre à l’obtenir dans le plus bref délai possible pour éviter une contamination peut-être massive, qui, survenant sur un terrain vierge, serait susceptible de provo-

| quer une des formes de la tuberculose aigüe.

Lors de la seconde consultation, la tâche devient plus aisée : la fiche médicale est complète (examen radiologique, examen des crachats, examen laryngologique, courbe thermique), fiche sociale terminée, et il suffit de l'examen de l’enveloppe pour connaître la composition de la famille, les membres de la famille déjà examinés, ceux qu’il faudra décider à venir à la consultation, les ressources de la famille, etc. La fiche

| jaune que le médecin doit toujours consulter, donne les ren-

seignements notés à chacune de ses visi‘es par l’infirmièrevisiteuse. $ ,

Dans la plupart des cas, il faut conclure et conclure le plus rapidement possible, après la deuxième ou troisième consultation, pour le plus grand nombre des malades, c’est-à-dire poser un diagnostic, prendre une décision et donner les conseils appropriés à chaque cas.

Les malades ne relevant pas du dispensaire l’encombrent

| et gênent son travail de prophylaxie. Avoir beaucoup de mala-

des inscrits, y compris ceux que nous venons de signaler, cela peut paraître très bien pour un temps, au point de vue de la statistique, mais pour reprendre une expression de guerre, c’est trop souvent du « battage », fâcheux pour la marche normale du dispensaire.

Certes, il est des cas délicats, mais alors il s’agit toujours de faits exceptionnels ne dépassant pas la proportion de 1 pour 300 et la décision appartient au médecin-chef responsable.

« Toute l’action du dispensaire repose non seulement sur un « diagnostic précis qui permet d’en écarter tous les individus «non touchés dont il n’a pas à s’occuper, mais encore sur un He judicieux de ceux qu’il doit prendre en charge

malades proprements dits et sujets exposés à la contagion. ». (G. Guinon).

Les diagnostics sont énoncés én chiffres, d’après la classification adoptée après de longues délibérations par PO. P. HS. Cette classification né prétend à aucune précision scientifique, elle répond au besoin, à la nécessité de donner aux infirmièresvisiteuses une indication précise pour leur travail.

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