‹ Contribution à l'Etude de l'Organisation de la Lutte Antituberculeuse. Un Dispensaire Parisien de l'Office Public d'Hygiène Sociale en action. Statistiques de six années de fonctionnementChapitre 74 sur 98 · C. R. négat. une seule fois — — — 1 négat. 2 fois et · texte numérisé non relu

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Les conclusions qui résultent de ces chiffres sont assez troublantes.

Ces chiffres ne comprennent pas tous les cuti-réactions pratiquées au dispensaire parce qu’un certain nombre de sujets (127) ne sont jamais venus faire constater le résultat.

NOUS donnons donc les résultats constatés de 397 cuti-réactions : 281 fois la cuti-réaction a été positive dès la première fois, soit 70,8 % des cas; 10 fois, négative la première fois, la réaction a été positive, après un court laps de temps, soit 25 % des cas.

Au total réactions positives : 291, soit 73,3 % des cas.

La réaction a été négative 106 fois, soit 26,7 % des cas; 90 fois une seule réaction a été pratiquée; 16 fois elle a été répétée deux et trois fois soit 4 % des cas.

Le maximum des réactions négatives se répartit sur les premières années (jusqu’à 8 ans).

Il y a lieu, à notre avis, de faire beaucoup de réserve en ce

qui concerne les enfants chez lesquels une seule cuti-réaction a été pratiquée. Il n’en est pas de même chez ceux où la réac-

tion a été faite 2 fois et quelquefois jusqu’à 6 fois sans résultat positif : ce sont des cas isolés et ni l’âge, ni les conditions de milieu et de contact ne semblent intervenir.

Nous ne ferons comme exemple que citer un seul cas, celui d’une fillette de 4 ans, F.. Denise, en contact permanent avec sa mère tuberculeuse pulmonaire expectorant des bacilles, et chez laquelle 4 cuti-réactions faites par l'infirmière sont restées négatives, comme négatives ont été une 5° et une 6° réactions, lune suivant la méthode habituelle, l’autre nettement intradermique faite par le médecin-chef.

Voici le pourcentage par année d’âge des cuti-réactions positives

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La conclusion des recherches sur la cuti-réaction à la tuberculine pratiquées au dispensaire Marcadet nécessitent quelques observations.

Elles ne concordent pas avec les statistiques apportées par Vitry, dont nous reproduisons les conclusions (1). « La fré- « quence de la cuti-réaction positive est relativement faible

« chez l'enfant qui arrive à l’école de 4 à 6 ans : 28 %. Si l’in-

« fection tuberculeuse se fait souvent dans les deux premières

« années, si, comme on l’a dit, la tuberculose se prend au ber- « ceau, la plupart des individus ainsi contaminés, doivent

« mourir rapidement, enlevés par la gravité de leur infection,

« et beaucoup échappent à cette contamination, puisque sur.

« 100 enfants qui entrent à l’école maternelle, 72 sont encore « indemnes de toute atteinte tuberculeuse et vont se contaminer

« pour une grande partie dans ce milieu scolaire ou à l’occa: « sion de leur vie scolaire. Quand ces 100 enfants sortiront de

« leurs études, 68 auront une cuti-positive (au lieu des 28 de « l’entrée). Il y aura donc 40 p. 100 de ces écoliers qui se se- « ront contaminés pendant leur vie scolaire, et c’est une pro- « portion qui est loin d’être négligeable et qui mérite d’être « étudiée dans ses détails ».

Nous devons tout d’abord déclarer que le chiffre de 397 cutiréactions est trop faible pour permettre de formuler des conclusions fermes.

Cependant, il est certain que le chiffre des cuti-réactions positives est impressionnant. Vitry a basé ses statistiques sur des enfants venant à une consultation générale. La nôtre a été établie sur des enfants appartenant à des familles certainement contaminées ou fortement suspectes de tuberculose.

Les cas de cuti-réaction négatives chez des enfants en contact immédiat et constant avec des bacillifères nous semblent particulièrement intéressants. Il y aurait lieu d'étudier d’une facon précise, minutieuse, très détaillée, leur statut vital, de mesurer toutes leurs conditions biologiques, car leur non réceptivité ou tout au moins leur non sensibilité à la cuti-réaction pourrait peut-être donner au point de vue de la prophylaxie et du traitement de la tuberculose des notions qui nous échappent encore complètement.

(1) Georges Vitry. — La cuti-réaction à la tuberculine à l’âge scolaire. Revue de Phtisiologie médico-sociale N° 4 t. VIII, 1926, pp. 253- 257. « Statistique de 1.500 cas relevés à l’école de puériculture de Ja Faculté de Médecine de Paris ».

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