‹ Contribution à l'étude de l'origine végétale de certaines dermatitesChapitre 9 sur 20 · SAS · texte numérisé non relu

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subies par les lésions primaires au cours de leur évolution, desquamation, excoriation, exsudation de sang, de lymphe, production de croûtes, ulcérations plus ou moins profondes aboutissant aux cicatrices.

Quant aux symptômes subjectifs que les malades éprouvent, ce sont des sensations de cuisson, de pruril, de douleur, de fourmillement et parfois d’engourdissement.

Les phénomènes généraux font souvent défaut, s'ils apparaissent ils sont ordinairement sans gravité, 1l n’en est toutefois pas toujours ainsi et on a enregistré des cas de mort.

Au point de vue du siège, ce sont ordinairement les régions qui subissent le plus facilement le contact immédiat : visage et mains, non protégés par les vêtements.

La localisation est d’ailleurs un élément précieux de diagnostic, en particulier dans les dermites professionnelles.

La grande rapidité de la marche de l'affection est habituellement un des traits caractéristiques; mais les lésions peuvent être assez graves ou assez profondes pour que la guérison se fasse attendre plusieurs semaines et chez les prédisposés, une semblable dermatite accidentelle peut être l'origine d’un eczéma chronique, persistant.

Le diagnostic peut présenter des difficultés assez sérieuses, ces lésions pouvant avoir une étonnante ressemblance avec d’autres d’une origine toute différente. Il faut s'adresser à tout un ensemble de caractères : la soudaineté de l'apparition, la rapidité de l’évolution,

l’intensilé de l’inflammation, la localisation des lésions sur une surface donnée, la couleur non habituelle des contenus liquides, l’asymétrie, la profession du malade, enfin certains aspects insolites extraordinaires, mal définissables, c'est cet ensemble qui permettra souvent de préciser l'origine artificielle de l'affection, mais il n'en est pas toujours ainsi.

Le pronostic est ordinairement favorable, puisque ces dermatites sont le plus souvent de courte durée et sont rarement accompagnées de phénomènes généraux de quelque gravité, toutefois, il ne faut pas oublier qu'il y a eu quelques cas mortels.

Le traitement local sera le même que pour des lésions inflammatoires analogues dans les affections cutanées d’une autre origine.

Aux premiers stades inflammatoires, les lotions d'eau, chaude ou froide, pure ou additionnée d'un peu d'alcool, peuvent rendre des services.

L’acide phénique s’emploiera contre le prurit et la douleur.

Une peau excoriée ou dénudée pourra être enduite de gélatine glycérinée, seule ou servant de véhicule à tout autre médicament, enfin on pourra s'adresser aux préparations habituelles de calomel, d'oxyde de zine, de sous-nitrate de bismuth, de tanin, d'acide salicylique, etc...

Généralement, on voit par le simple traitement local disparaître la dermatite artificielle beaucoup plus rapidement qu'une autre de même intensité mais d’origine

idiopathique.

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THALEOPHYTES

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