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sentant sous forme de tuméfactions douloureuses des 08, tuméfactions récidivantes chez le même individu, et régressant sans traitement spécifique.
GüsseNBAUER,en 1875, fait paraître à son tour un certain nombre d'observations prises chez le Professeur Bizcrorx (Vienne) et où les caractères symptomatiques étaient absolument superposables à ceux précédemment décrits par Encziscx. De plus, GüssENBAUER s’engageant dans la voie expérimentale, tenta de reproduire les mêmes lésions chez des chiens adultes et adolescents. Ces expériences ne réussirent qu'à moitié ; elles eurent pour résultat de provoquer uniquement des lésions pulmonaires ulcéreuses sans lésions osseuses. Enfin, GüssENBAUER essaya de donner à son tour une explication pathogénique de cette affection, en attribuant l’origine de ces accidents à la substance organique quise trouve dans la nacre — conchyoline de FRÉMY. — Aussi donna-t-il à cette affection Le nom de conchyolin-ostitis, dénomination qu’elle a gardé depuis.
C'est sous ce nom également que la décrivit le médecin militaire français ToussainT, voyageant à Vienne en 1889 ; il vit des malades atteints de cette forme d’ostéite dans le service du Professeur ALBERT, et en rapporta deux observations parues dans la Revue générale de Clinique et de Thérapeutique.
Dans l'intervalle, O. Warss en a rapporté également une observation en 1886.
Ces travaux ne parurent pas éveiller grand écho, vu l’absence de données où l’on était, et de la possibilité de trouver des centres industriels analogues à ceux de
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Vienne. On peut s’en rendre compte en lisant les cliniques de BrocA qui, se trouvant en face de deux cas d’ostéomyélite à marche bizarre, dont le curettage n'avait donné à l’examen histologique et microscopique aucun résultat pouvant éclairer son diagnostic, ne fit ce diagnostic qu’en entendant le malade avouer qu'il était ouvrier tourneur de nacre. Ces quelques mots furent pour Broca un trait de lumière qui lui rappela immédiatement les travaux des chirurgiens viennois.
Puis de nouveau le silence se fit sur cette affection, les cas passèrent inaperçus. Cependant, il existait dans la région de Beauvais, à Méru (Oise), ancien fief des Montmorency, un centre industriel de la nacre, le seul qu’on püt trouver en France. Il était logique de penser qu'il dût se produire de temps à autre quelques cas de conchyolin-ostitis.
Le D' GraïzLow, de Méru (1907), se trouva devant un individu atteint de cette affection et fit le diagnostic par élimination. Connaissant la rareté des observations publiées en France, le D' GraïzLon fit présenter le cas qu’il venait de découvrir par le D' Juper à la Société de l’Internat des Hôpitaux de Paris.
Cette observation arrivait à son heure pour combler une lacune et attirer de nouveau l'attention des pathologistes français. Pour nous, dans ces derniers temps, nous avons eu la bonne chance d'observer, avec le D' GRAILLON, un cas typique d'’ostéite des nacriers. Nous avons pu examiner le malade nous-même, pendant le séjour que nous fimes à Méru, et nous rendre compte de son état actuel et de ses reliquats. Le D' GRAILLON