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que, est en contact avec la coquille, à l'exception du
bourrelet palléal ; elle est formée d’assises parallèlement superposées, de lamelles membraneuses et de lamelles calcaires. La surface calcaire est couverte de sillons très fins répondant à l’ondulation des couches. Réduite en poussière, la nacre se présente sous forme de petits fragments à arêtes vives, à bords coupants et déchiquetés, à angles aigus, en fibrilles contournées à la façon d’une vrille, adhérant fortement aux surfaces sur lesquelles ces poussières agissent mécaniquement, et d'une façon irritante à la manière de microscopiques instruments piquants et coupanis.
Il nous a paru intéressant de faire une enquête conchyologique sur la provenance et la race des différents gastéropodes employés. Voici, d’après les renseignements que nous avons puisés chez les industriels euxmêmes, quelques détails à ce sujet.
Le mollusque type de la production de la nacre est l’huître perlière (WMeleagrina Margaritifera) des océans Indien et Pacifique, et celle de Ceylan (Avicula fucata). Ces mollusques sont encore connus sous le nom de Pintadines ou moules margaratifères. Outre leur revêtement de nacre coquiilier, elles donnent naissance à des concrétions libres qui sont la perle fine, si estimée par les conventions sociales. Ces gastéropodes fournissent la plus belle nacre, la nacre franche que l’on trouve aussi chez les Mulettes ou Anodontes (Anodonta Plicata, mulette perlière) ; la Trigonia Pectinata d’Australie, (pèchée à Sharks-Bay); très belle coquille, mais
petite, utilisée pour les plus jolis boutons de con-
fection ; la Goldfisch du Japon (Dipsas Plicata), une des coquilles les plus renommées, très recherchée pour les camées, qui sert aussi à faire des appliques sur objets (jumelles, éventails, etc); elle se présente sous la forme d’un beau bivalve aplati et légèrement concave, dont l’intérieur, d’un blanc éclatant, est bordé par une
ligne bleuâtre entourée elle-même d’une bande jaune
verdâtre. 3
L'’Haliotide (&ros, marin ; à, oreille) est un coquillage très commun dans toutes les mers; on en distingue plusieurs espèces, en particulier l’AJaliotide commune dite aussi Oreille de mer, oreille de Saint-Pierre. Sa coquille est ovale, déprimée, verdâtre ou jaunâtre, marquée de raies longitudinales et de plis disposés transversalement, présentant de cinq à huit trous sur sa surface et une large ouverture ; on trouve souvent dans son intérieur des perles d’une très belleeau. L’Æaliotide appartient à la famille des Æaliotides, on la connaît aussi sous le nom d’Ormeau, d’'Ormet. Sa nacre est l’une des plus recherchées.
Le Trocas (Trochus, Troque) (rooyès, roue), est un gastéropode pectinibranche appartenant au genre À cutangulus, de la tribu des Trochinées. Sa coquille est conique, à spire élevée. Il est très répandu dans les mers chaudes, et se pêche surtout aux Iles Fidji et sur les côtes de Californie.
La Lingha? (Lingula), molluscoïde brachiopode de la famille des Lingulides, provient de l’océan Indien (golfe Persique, Colombo, Ceylan), des mers de Chine
et d'Australie.
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Le Turbo, mollusque gastéropode, type de la tribu “ des Turbinés, répandus dans les mers chaudes ; le
“ Turbo Marmoreus est très commun dans les mers de 3 Chine. Sa coquille est nacrée d’une façon remarquable.
Sous le nom de Burgau, on désigne vulgairement de gros coquillages appartenant tantôt au genre Turbo, -tantôt au genre 7rochus, et dont on tire une nacre gros- … sière, irisée, bleuâtre, opaque, très employée dans les F incrustations. Ces Burgaux ou Burgaudines viennent des Antilles. Ce serait particulièrement en les traitant, que l’on observerait des bronchites et des ophthalmies. Les coquillages de Tahiti fournissent la nacre noire bâtarde.
On distingue encore la nacre blanche bâtarde du Levant ; les moules du Mississipi ; la nacre des Îles Gélèbes et Macassar,, qui provient d'huîtres énormes servant, à faire de la tabletterie (crosses de revolver, couteaux, canifs, jetons de cercle, etc.); diverses Palourdes du genre Unio (lat. perle) bivalves de la famille des Mytilacées, ressemblant aux moules, mais en différant,en ce que leur pied est gros et non canaliculé, et qu'elles
manquent de byssus.
Nous allons voir maintenant quel profit on tire de ces divers coquillages, et les étapes successives que la manipulation leur fait parcourir. Il est évident qu’elles varieront avec le but que se propose l'industrie. Nous décrirons les opérations que nécessitent la taille et le tournage de la nacre pour faire des boutons, fabrication
dans laquelle se cantonnent presque exclusivement lès industries viennoise et méruvienne.
ToussainT qui visita en 1889 les ateliers de Vienne et, en particulier, ceux de Æernals, décrit ainsi le travail des ouvriers.
1° Une couronne de trépan mue par un tour, et avec laquelle un premier ouvrier enlève à l’emporte-pièce, dans la coquille de nacre, des morceaux cylindriques de la grosseur d’une pièce de cinquante centimes.
2° Un deuxième ouvrier, un adolescent (pratikant, apprenti) prend ce morceau de nacre brut, compact, le place dans ‘un étau, le polit à la lime, et lui donne la forme d’un bouton de chemise. Un ajutage assez primitif, laisse tomber l’eau goutte à goutte sur le morceau de nacre, permettant ainsi de travailler plus facilement,
à l’abri des poussières que l’eau entraîne. Cette dernière opération est appelée affinage. |
La fabrication viennoise employait done à cette époque deux sortes bien distinctes d'ouvriers : les adultes au découpage des pièces, les jeunes à l’affinage des pièces déjà préparées. Quoique les uns et les autres travaillassent dans le même atelier chargé de poussières, — cette dernière catégorie d'ouvriers était donc plus particulièrement exposée à l’inhalation des débris pulvérulents. Ilest à noter, en outre, que le procédé de fabrication était très primitif. Quoique nous n’ayons pas de documents à ce sujet, il est probable qu'elle a dû présenter de notables perfectionnements depuis cette
époque.