‹ Contribution à l'Étude de l'Ostéo-Arthrite-Tuberculeuse Sterno-ClaviculaireChapitre 20 sur 29 · L’immobilisation et les injections modificatrices · texte numérisé non relu

L’immobilisation et les injections modificatrices

On a cherché à aider à la résorption des exsudats et à la sclérose des fongosités.

On évacue d’abord les collections par ponctions, puis on aide aux modifications des parois par des injections médicamenteuses.

On a recours soit à des injections sclérosantes destinées à scléroser, à rétracter les tissus, surtout dans les cas où les fongosités, les poches d’abcès sont peu épaisses et ont une tendance naturelle à la ‘sclérose.

. Dans d’autres cas, siles fongosités ont une tendance marquée au ramollissement, là encore on va exagérer ce processus, en cherchant à fondre ces . fongosités et à débarrasser l’organisme ainsi de ces produits pathologiques.

Les liquides à type sclérosant sont l’éther iodo-

formé, le chlorure de zinc. ‘

Les liquides à type liquéfiant : le naphtol camphré

souvent dangereux, le thymol camphré.

La solution d'éther iodoformé à 10 0/0, la plus simple des solutions essayées, dégage lentement de l’iode au contact des tissus de Particulation distendue par l’évaporation de l’éther.L'injection est douloureuse, mais donne généralement de bons résultats. Ce ne fut pas suffisant dans l'observation I ct on dut recourir à l'intervention.

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Les Injections d’éther iodoformé

L'éther iodoformé est indiqué quand on à affaire à un épanchement articulaire, à une hydarthrose ou à un abcés articulaire très liquide et que les fongosités articulaires sont peu abondanies.

Dans ces deux cas injecté après ponction, il agit sur les parois en les sclérosant et empêche la reformation du pus, il serait moins actif lorsqu'on a affaire à un empatement diffus, à des rongosités qui donnent une sensation de fausse fluctuation, en ce dernier cas, Calot préconise les injections de naphtol camphré qui ne sont pas sans danger et les injections de thymol camphré.

La solution la plus employée est l’éther iodoformé au 1j10e. Après asepsie de la région, on fait la ponction en piquant l'aiguille un peu en dehors de ia poche en peau saine, pour ne pas laisser de trajet fistuleux, on traverse d’abord la peau d’un coup sec puis on dirige l'aiguille obliquement vers la poche, on monte la seringue et on aspire doucement ; on ne doit injecter que très peu d’éther iodoformé, dans cette articulation sterno-clavicalaire dont les synoviales sont de faible capacité, une toute petite quantité de liquide suffit à déterminer la distension de la poche — on laisse l'aiguille en place uninstant pour laisser s’évacuer les vapeurs — on termine par l'asepsie de l’orifice de ponction, eton applique un petit pansement compressif.

LE Es

L'injection de l’éther iodoformé est légèrement douloureuse, aussi a-t-on préconisé d’autres solutions, les solutions huileuses notament.

Iodoforme, 5 gram.

Ether, 10 gram.

Creosote ) ,.

Gaaçol )

Huile d'olives stérilisée, 100 gram.

2 gram.

La Méthode Sclérogène

De: la méthode sclérogène de Lannelongue, au chlorure de zinc procède la méthode préconisée par Morestin, des injections de formol à 1 o/o méthode décrite dans la thèse de son élève Vlassis en 4919:

Elle a donné aux auteurs un beau succès dans le cas d’une tumeur blanche de l'articulation sternoclaviculaire.

Suivant la méthode de Lannelongue on cherche à obtenir la transformation fibreuse des néo-formations par substitution du tissu scléreux aux fongosités.

On cherche à ägir par une série d’injections au pourtour de l'articulation, sur les tissus périphériques pour obtenir ensuite la transformation des tissus malades et leur stérilisation, par la sclérose ; on produit aussi autour de l'articulation malade une transformation du tissu sain en tissu fibroïde d’abord, puis conjonctif : telle est la méthode des injections extra-articulaires qui pourrait suffire sou-

pan") re

vent à amener la guérison, mais serait complétée très heu-eusement par des injections intra-articu-

}aires.

Morestin et Vlassis employaient au lieu du chlo-

rure de zinc une solution de formol, solution au.

1/100° contenant un centigramme de formol par centimètre cube et une solution de cocaïne à 1 p. 0/0.

Lorsqu'il y a lieu de faire seulement une injection extra-articulaire il faut d’abord bien repérer les limiteséde la zone envahissante contre laquelle on veut agir en l’emprisonnant.

On se guide sur les limites de la synoviale distendue, et en tissu sain, on fait, en évitant a7ec soin la cavité articulaire, une série d'injections de quelques gouttes, sans dépasser en tout plus d’un centimètre cube environ, et, en augmentant chaque fois de quelques gouttes.

Un grand pansement humide et chaud à la base du cou, calme la douleur, et d’ailleurs, il n’y aurait jamais de réaction.

Où continue pendant plusieurs séances, deux fois par semaine, à partir de la troisième ou quatrième on peut prenire une solution de formolsans cocaïne.

S'il y a un épanchement arliculaire, il importe de l’évacuer, de bien laver l'articulation à l’éther iodoformé et on continue les injections extra ‘articulaires. |

Pendant ce traitement le malade est an repos complet, avec immobilisation, et avec un traitement général bien conduit |

si

— Al —

A la méthode des injections extra-articulaires on peut associer celle des injections à l’intérieur même de l'articulation, en commençant doucement, pru- : demment, par quelqu: gouttes.

On agit ainsi sur les surfaces articulaires, tandis

qu’on à déja obtenu par les injections extra-articu laire des modifications des productions intra-articulaires.

Onne doit arrêter le traitement qu'après s'être assuré de la disparition des fongôsilés ; il persiste seulement une induration qui disparaitra plus tard, à ce moment on ne doit plus réveiller de douleur par la pression, faite point par point avec le plus grand. soin.

Telle est la méthode sclérogène qui aurait donné un très beau résultat dans un cas d’arthrite sterno- claviculaire (observation ne I.)

La méthode des injections intra-articulaires ne devrait intervenir que pour compléter les injections extra-articulaires qui, à elles seules, sont capables d'obtenir la sclérose des fongosités, non par action directe sur le tissu fongueux, mais à distance, en amenant indirectement sa sclérose. 6

La méthode sclérogène serait également applicable aux ostéo-arthrites, ouvertes. fistalisées, et on obtiendrait également ainsi la sclérose des trajets

fistuleux, | Acette période on a préconisé également les Injections de pâte bismuthée,

D'abord la pâte.

Vaseline 66 p.

Ss nitrate de Bi 99 p.

Puis quand la suppuration diminue.

Vaseline 70 p.

Ss nitrate de Bi 20 p.

Paraffine MEME { àà Sp.

Cire blanche |

Qu'on fait chauffer et injecte doucement.

ÈS

Tout cet ensemble de méthodes constitue la mé thode non sanglante : elle apporte souvent une stérilisation insuffisante, c’est ce qui a été net dans le cas de l’obs. I où elle a été d’abord essayée ; ces méthodes guérissent difficilement les lésions osseuses et ne peuvent rien sur les séquestres. Il nous parait qu'elles doivent être plutôt le fait des lésions à prédominance sur la synoviale, des formes synoviales.

Lorsqu'on a aftaire à aes lésions osseuses nettement marquées, qu’on essaie ou non d'obtenir d’abord la guérison par la méthode non sangiante. C'est à l'opération qu’il faut souvent recourir :

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