Le Vus La Méthode sangiante
Les opérations économiques, excision, cautérisation des tissus infiltrés et de la couche suspecte, curettages plus ou moins étendus, en cherchant à épargner tout ce qui n’est pas malade, ces procédés pe nous paraissent pas susceptibles d’être essayés dans le cas d’arthrite sterno-claviculaire.
€ Si une intervention est reconnue nécessaire du « fait de l'étendue des lésions, du fait de la tranfor- «mation des fongosités en abcès fistalisés, de la « non tendance à la limitation du processus, ce «n’est pas à des demi-mesures qu'il faut s'arrêter», concluait déjà Breitmann en 1892.
Le râclage des fistules et de l'os à la curette est un moyen incertain : On laisse des foyers de bacilles et ces foyers n'ont déjà que: trop de tendances à . revivre même après les opérations larges, Obs. IT, où il a fallu deux interventions pour obtenir une guérison durable, et nous voyons également dans les observations anciennes [IV et V, l'insuffisance de ces interventions.
Et le P' Willems, de Liège, a bien vouln nous préciser :
« J'estime que dans la tuberculose sterno-clavi- « culaire toutes lès opérations parcimonieuses sont « condamnées à échouer. Celà n'est pas seulement « vrai pour les curettages même pour les résections
« au Ciseau ».
rie Intervention opératoire
On se donne du jour sur les lésions, soit par deux incisions, une parallèle à la clavicule, une perpendiculaire le long du sternum ; Ou bien on circonscrit un lambeau par uneincision en fer à cheval à convexité 2xterne,suivant la forme des lésions, la MÉRSEANE des fistules.et du tissu sain.
On met à nu l'extrémité inférieure du sternomastoïdien, et la face antérieure du sternum en décollant les tissus présternaux.
On arrive sur l'articulation sterno- Et eines on peut à ce moment juger de l'étendue des lésions, soit qu’on trouve une articulation ouverte avec des extrémités osseuses peu malades et quelques fongosités ;
soit que toute l'articulrtion soit bourrée de fongosités et entourée d’acès.
On sectionne le grand pectoral parallèlement à ia direction de ses fibres en faisant l’hémostase de ses vaisseaux, de manière à mettre à nu le bord inférieur de la clavicule puis on dénude ie bord supérieur ; on passe la scie de Gigli et on sectionne la clavicule, loin, de façon à être à l’écart du foyer en OS Sain, puis on désinsère le sterno-mastoïdien.
Il faut ensuito bien dégager cette extrémité sternale de la clavicule : tout cela peut être très difficile et constituer un temps déiicat de l'intervention, nous y avons insisté en traitant des rapports. Et
une fois enlevée cette portion claviculaire, le 1/3 parfois la 1/2 interne de la clavicule, on voit apparaitre la facette sternale avec ses lésions d’ostéite généralement marquées. On s’aperçoit alors en règle générale qu’il faut sacrifier le premier cartilage costal et parfois un peu de la première côte. Ii y a union intime de la première articulation chondro-sternale avec l'articulation sterno-claviculaire : deux petits ligaments antérieur et postérieur les unissent et dès que les lésions bacillaires sont étentout cet ensemble doit être enlevé.
Il arrive même que les lésions soient à ce point étendues qu’il faille pour être sûrement en tissu sain faire porter la résection du sternum plus bas et enlever 12 deuxième articulation chondro-sternale et le deuxième cartilage.
(Cest sur le sternum avons-nous fait remarquer que se trouvent les lésions les plus étendues, souvent c’est dans cet os spongieux que le processus tuberculeux est le plus vivace, il importe de dépasser largement les limites des lésions en apparence. Il faut avant tout ne jamais omettre de faire sauter la table interne du sternum. Très souvent il y a des décollements et des fusées purulentes derrière cet os. Le sternum doit donc être reséqué dans toute son épaisseur. | |
Bien plus on constatera souvent que les lésions sont souvent plus marquées vers la face profonde de l'os qu’à sa surface.