‹ Contribution à l'Étude de l'Ostéo-Arthrite-Tuberculeuse Sterno-ClaviculaireChapitre 24 sur 29 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION I (Personnelle)

Service ae M, le D' Desmarest

Madame F... demeurant à Paris, âgée de 46 ans.

De tempéramment nerveux, bien portante habituellement, mais ayant eu à plusieurs reprises des périodes de grande fatigue avec affaiblissement de l’état général, voit se développer très insidieusement à partir du mois de juillet 1915 une petite tumeur occupant la partie toute interne du premier espace intercostal, tout contre le sternum.

La malade qui avait passé la période des vacances à la campagne revient à Paris en octobre, atteinte d’une petite toux sèche, quinteuse, trés fatiguante.

Cette toux ne fait qu'’augmenter de fréquence, arrivant au milieu de l’hiver à troubler le sommeil, s’accompagnant non d’expectoration, mais d’une sialorrhée excessivement abondante et gènante, d'autant qu’il s’y joint des phénomène parfois très pénibles de dysphagie.

Pendant ce temps la tuméfaction développée au voisinage de l’articulation a grossi, et lorsque le D' Milhit consulté vers décembre 15 voit la malade, le diagnostic porté comme problable, est celui de tumeur blanche de l’articulation sterno-claviculaire, mais à l'examen du thorax le Dr Milhit ne peut déceler de signes de bacillose pleuro pulmonaire en évolution, pouvant expliquer cette toux,

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On porte le diagnostic de toux par irritation du X. Entre temps l’abcès articulaire s’est fistulisé.

La malade est adressée à M. le Professeur Agrégé Desmarest qui fait le diagnostic de tumeur blanche; en janvier 16, on commence le traitement par des ponctions et des injections d’éther iodoformé. On décide au bout de quelques semaines de recourir à l'intervention opératoire.

Le 21 février 1916, la malade est opérée par M. Desmarest. Résection large de l’articulation ; ablation du premier cartilage costal ; curettage des tissus périarticulaires et du deuxième cartilage costal. Décollement de da peau de part et d’autre de l’incision, fermeture, draînage.

Le 11 avril 1916, la malade part pour pour la Savoie où elle restera six mois, faisant très sévèrement la cure de repos en montagne.

La partie inférieure de là plaie, au voisinage du drain, à laissé une plaie, de quelques centimètres de longueur, qu’on soigne par de petits pansements et surtout l’héliothérapie méthodiquement et progressivement appliquée Au retour de la malade, en fin octobre, la plaie est fermée.

Mais, pendant le séjour dans les montagnes de Savoie évolue un mal de Pott dorsal se manifestant par dés douleurs thoraciques qui sont considérées par la malade comme des névralgies banales. Au retour, en octobre, une toute petite gibbosité est apparue et le traitement du mal de Pott’ est immédiatement appliqué. Immobilisation dans un appareil plâtré pendant 3 mois d'hiver, puis corset de cuir et nouveau séjour de six mois pendant l'été 1917, aux environs d'Annecy.

Actuellement, après 4 ans, la malade peut être considé:rée comme guérie de son mal de Pott, il n’y à aucune douleur à la pression de la toute petite suillie vertébrale elle mène la vie ordinaire. |

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Le résultat de l'opération par l’ostéo-arthrite sterno-claviculaire est resté parfait.

Il n’y à aucune déformation de la ceinture scapulaire.

On voit une cicatrice longue de 10 centimètres environ, empiétant sur la base du cou, déprimée au niveau de l’articulation réséquée largement, on voit saillir l'extrémité - interne de la clavicule dont manque le 1/3 interne et on peut suivre sur le manubrium sternal le rebord de la brêche osseuse.

Il n’y à aucune douleur à la pression et les mouve-

ments sont absolument normaux.

OBSERVATION II (Personelle) Du D' Desmarest Madame H... L.. ., âgée de 32 ans, entre à Laennec dans le service de M. le professeur agrégé Desmarest, le 19 septembre 1918, porteuse d’une tumeur de lapartie supérieure du thorax vers l'articulation sterno-claviculaire droite.

Le début de l’affection remonte au mois de février 1918, une petite tuméfaction de la taille d’une noisette serait apparue au niveau de l’extrémité interne de la clavicule, donnant lieu à des douleurs très vives à ce niveau, avec inadiations dans le cou et vers l’épaule droite.

La tumeur grossit rapidement etatteint son volumeactuel en avril 1918. En mai 1918, les séguments‘intacts jusque là adhérent à la lésion et rougissent ; à ce moment on essaie jusqu’en juillet, quelques séances de radiothérapie.

Le 2 août la peau s’ulcère à la partie interne de la tuméfaction donnant issue à une faible quantité de liquide gommeux, la suppuration dure un jour ou deux, après quoi la fistule s’oblitère. Depuis la lésion a persisté dans son état actuel,

Le 19 septembre à son entrée, on constate : une tumeur du volume d’un œuf de poule siégeant au niveau de l'articulation sterno-claviculaire, cette tuméfaction repose sur les plans profonds par une large base, son pourtour est limité par un bord arrondi sauf vers la partie externe où elle semble se continuer avec la clavicule.

À la partie interne la peau est erythémateuse avec un peu de desquamation, il n’y a pas d’orifice de fistule.)

Cette tumeur et de consistance ferme un peu résistante, fluctuante à son centre, elle ne présente pas de battements à la palpation, ni de souffle à l’auscultation.

£lle est douloureuse à la pression dans toute son étendue. Eile ne présente aucune mobilité sur les plans profonds. Autour de la tuméfaction seulement un peu d’œdème qui efface les saillies claviculaires et masque un peu le creux sus-claviculaire.

En dehors des douleurs provoquées par la palpation, la malade ne souffre pas ; les mouvements d’élévation de .l’épaule ne déterminent aucune douleur dans Particulation sterno-claviculaire.

C’est une malade qui a subi il y a quelques années plusieurs opérations,perinéorraphie, laparatomie, qui aurait eu successivement plusieurs maladies graves, une pneumonie à 24 ans, puis des bronchites, une pleurésie, actuellement elle ne tousse pas et à l’auscultation rien denetauxsommets.

Le diagnostic est celui d’arthrite sterno-claviculaire droite, deux ponctions avaient été faites il y a deux mois, quel-. ques jours avant que se produise l’ouverture de l’abcès. On décide de pratiquer une résection.

La malade est opérée le 25 septembre 1918, par M. le Dr Desmarest dont voici le compte rendu opératoire :

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