RUE
Incision en fer à cheval à convexité gauche, on met à nu l'extrémité inférieure du sterno-cleido-mastoïdien et la face antérieure du sternum en décollant les tissus présternaux, on arrive jusqu’à l'articulation sterno-claviculaire, celle-ci est ouverte, l'extrémité de la clavicule apparaît détruite, il semble qu’il y ait quelques fongosités, mais aucune trace de pus, on sectionne le grand pectoral et les vaisseaux parallèlement à la direction de ses fibres, on va mettre à nu les bords inférieur et supérieur de la clavicule, une fois la face supérieure bien dénudée on passe un fil qu’on conduit à la scie de Gigli et on sectionne la clavicule au niveau de son tiers interne en partie saine ; ceci fait on peut alors désinsérer le sterno-cleido mastoïdien, soulever l'extrémité interne de la clavicule, décoller Les tissus profonds mettant à nu la partie terminale (3° partie) de la sous-clavière.
Une fois enlevée comme une tumeur l’extrémité interne de la clavicule tous les tissus adjacents y compris la peau, on à sous les yeux la facette sternale qui paraît elle-même atteinte par les lésions, on trépane la partie supérieure du sternum, on fait sauter au maillet et au ciseau toute cette partie supérieure du sternum, jusqu’à ce qu’on ait la sensation qu’on est exactement en os sain, on termine par un curettage et une excision des ‘issus périarticulaires, malheureusement la partie profonde de la gaine musculaire est blanchâtre, un peu lardacée, il est impossible de songer à exciser ces tissus qui sout contre l'articulation sterno-claviculaire. Quand tout est bien nettoyé on décolle la peau en dedans, on fait un lambeau interne eton suture : un drain dans la partie inférieure de la plaie.
Suites normales, pas de fiève, ablation du drainle % jour, le 28 septembre.
Ablation des fils le 10° jour.
La malade sort le 10 octobre 1918.
La plaie opératoire est cicatrisée, sauf à l’extrémité sternale où il reste une petite plaie de 1 centimètre 112 de long, Ja malade revient quelque temps au pansement et lacicatrisation se fait. Mais en novenbre 1919, un an après, il se forme unpetit abcès au niveau de cette cicatrice, qui se fis- - tulise.
L’orifice fistuleux siégeait à 2 travers de doigts de la ligne médiane, à la hauteur de la clavicule dont le segment interne manque. On sent à ce niveau une tuméfaction très dure et douloureuse, qui est en réalité la première côte épaissie et le premier cartilage costal. L’exploration au stylet conduit sur des fongosités qui semblent recouvrir le 4e cartilage costal, et sur un séquestre sternal.
Une nouvelle intervention est pratiquée dans le service de M. Desmarest à Bicêtre, le 31 janvier 1920.
On fait une incision horizontale le long de la clavicule circonscrivant l’orifice fistuleux, et on dissèque les deux lèvres de l’incision. Le trajet arrive sur la cavité remplie de
fongosités située sur la face postérieure du premier‘cartilage
costal, ulcérant ce premier cartilage etun petit bout de la première côte.
Grattage de l’extrémité de la 1'e côte et de la poche ; une mèche. Fermeture partielle de l’iacision.
On fait ensuite des pansements au collargol et à la sortie le 12 février 1920, il reste une plaie dela dimension d’une pièce de deux francs.
. À ce moment, l’exploration des mouvements du membre supérieur montre le peu de gêne apportée par la résection sterno-claviculaire. Les mouvements de projection en avant et en arrière sont normaux, les mouvements d’abduction et d’adduction ne sont douloureux que s’ils sont portés à leur extrême limite, le mouvement d’élévation du bras sur la tête est un peu difficile, mais il s’agit surtout de la douleur