OBSERVATIONS
Ostéochondrite disséquante du coude et de l’épaule Par M. Marie-Jean SALMON, Interne des Hôpitaux.
(Société Anatomique de Paris et Réunion anatomique de Strasbourg. Séance du 12 juillet 1923)
OBSERVATION I M. B.. Il s’agit d’un malade qui est en observation depuis six semaines. Au début d'avril il fit une chute
d’une hauteur de deux mètres au eours de laquelle son épaule porta directement sur un des barreaux de l’échelle
où il était monté.
Depuis ce temps l’articulation est restée sensible, avec douleurs spontanées assez intenses pour empêcher le malade de dormir. En même temps, il y a un peu
d’impotence, surtout pour soulever le bras,
Quand le malade a été adressé à l’hôpital, au début de juin, le premier examen montra une limitation de certains mouvements, l’élévation ne se faisant pas au delà de 160° et la rotation étant fortement gênée. On remarquait aussi de forts craquements articulaires; mais sans aucun point douloureux précis et sans atrophie muscu-
laire.
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La radiographie indiquait à la partie supérieure de l’humérus un foyer éclairci en forme de feuille de trèfle, dont l’un se prolongeait en circonscrivant un noyau osseux rattaché encore à l’os sain par un pédicule assez large. | On institua de suite un träitement consistant dans l’immobilisation de la jointure et dans des applications locales d’air chaud. Au bout de six semaines l’état reste actuellement peu changé et l’image radiographique ne s’est pas modifiée. |
Le diagnostic porté est celui d’ostéochondrite disséquante de l'épaule. RAT