AN TER
général est excellent.
Observation b (A. Broca, inédite).
L'enfant Désiré B.,., âgé de 14 ans 1/2, reçoit, il y a un mois et demi, un violent coup de balançoire sur le tibia droit, A ce moment des douleurs vives dans la jambe, durant nuit et jour lui ôtèrent tout sommeil. La jambe était très œdématiée. nue jours après le début, un volumineux abcès faisait saillie sous la
peau ; la mère perça avec une aiguille l’abcès prêt à s'ouvrir
de lui-même. Le pus était abondant, jaune verdâtre, épais. Depuis, la douleur à disparu à peu près, les trajets restèrent fistuleux, mais on ne remarqua pas d'élimination de séquestre. Actuellement, 4 octobre 1893, un mois après le début, on remar- . que un peu au-dessus A ectculation tibio-tarsienne, à la partie interne, six trajets fistuleux. La peau est rouge ; on sent des fongosités et des points très douloureux. Sur la partie interne du tibia il y a des décollements périostiques remontant jusque la moitié de sa hauteur,
Le 9 octobre, après incision large, on enlève à la curette le pus qui a envahi presque toute l’extrémité inférieure du tibia et du péroné. On fait une contre-ouverture sur la malléole externe. La cavité énorme est lavée au chlorure de zinc etbourrée avec un paquet de gaze au salol. Le 25 janvier, dans une seconde opération, on creuse une large gouttière dans la moitié inférieure du tibia droit ; on y trouve un séquestre central plat long de cinq à six centimètres. La cicatrisation se fait rapidement en haut, mais il persiste en bas deux fistules donnant issue à du pus, et qui, elles aussi, tendent à se cicatriser. Le 11 avril, l'enfant prend la rougeole dans le service. Le 15 juin il rentre dans la salle : ses orifices fistuleux ne suppurent plus, mais se cicatrisent mal. Sous des membranes grises, de mauvais aspect, se trouve un peu de pus et de sérosité, Le 22 juin, une troisième opération fait sortir quelques petits séquestres. L'enfant quitte l'hôpital le 2 septembre 1893 avec une petite fistule sur letibia. Le 30 avril 1895, vingt-sept mois après le début, l'enfant revient à l'hôpital. Le 3 mai, on lui évide de nouveau l’extrémité inférieure du tibia. Le 8 février 1896, la plaie suppurante a pris mauvais aspect : teinte noirâtre, odeur fétide. On gratte
« : 5 la plaie et on évide superficiellement, car la guérison est très