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En dedans la trépanation fait voir'un peu de pus mélangé à du
sang; la moelle est jaunâtre et huileuse.
Observation XXXVIII(A. Broca, inédite).
| René C..., âgée de 5 ans, étant à la campagne chez ses grands parents, glisse, tombe et se plaint de sa jambe qui PIE peu après. Pendant douze jours, il a de la fièvre et n’est vu que par une rebouteuse. Un médecin du pays, appelé près de lui, fat une incision sur l’extrémité du tibia; 1l renouvelle deux fois cette incision au même niveau, et voyant l’état s’aggraver envoie l'enfant à l'hôpital Trousseau. La jambe droite est tuméfiée ; à la partie antéro-interne de la jambe, plaie longue de 15 centimètres. Le maximum de douleur estressenti un peu audessus de la malléole interne. On trépane la surface interne du tibia et on extirpe des séquestres.
Neuf mois après l'intervention, l’enfant a un état général excellent, il marche très bien mais la cicatrice suinte encore
légèrement à ses extrémités.
Observation XXXIX (A. Broca, enédite).
Marie R.., âgée de 6 ans, est conduite par sa mère à la consultation ponr des douleurs du pied et de la jambe.
Les parents, remarquant que le membre continue à enfler ?
reviennent à la consultation et l’enfant entre à l'hôpital.
La jamb: est enfléce, rouge, douloureuse et fluctuante à l’ex-
trémité inférieure du tibia gauche. On fait une incision sur la
face interne du tibia ; il faut inciser le périoste pour trouver le
pus.On trépane et l'on trouve du pus dans l'extrémité inférieure
du tibia. Presque en même temps, se font de nouvelles localisations au fémur à la tubérosité eschiatique, puis trois jours après à l'extrémité supérieure de l’humérus droit. Ensuite se forme un abcès sur la clavicule gauche avec point de départ osseux.
Pendant toute la durée de la maladie, l'enfant fut très excitée, délire bruyant, cris presque continuels. Pendant les trois derniers jours elle accusait une vague douleur au niveau du foie qui débordait les fausses côtes de trois travers de doigt. Mort
au bout de huit jours d’hôpital.
Observation XXXX (A. Broca, inédite).
Jules P..., âgé de 10 ans, souffre de son cou-de-pied droit, ses douleurs l’empêchent de marcher ; trois semaines après le début se forme une ulcération au niveau de la malléole interne. Quinze jours après le cou-de-pied droit, l'enfant souffre du cou-de-pied gauche et la marche devient impossible. Actuellelement, à droite, on trouve à l'extrémité inférieure du tibia, sur la face interne un ulcération ovalaire formée par l’accolement de deux ulcérations arrondies superposées dans le sens vertical ; on y voit des fongosités rougeûtres avec une gouttelette de pus blanc jaunâtre. Le tibia, à ce niveau, . est augmenté de volume et forme une saillie ovalaire au-dessus du cartilage de conjugaison, Du côté gauche, on voit du gonflement et de la rougeur sur une hauteur de sept centimètres environ et une tuméfaction de même siège dont la partie inférieure correspond au cartilage de conjugaison; la douleur est vive à la pression et on, sent la fluctuation centrale.
Le 17 avril 1907, M. Mouchet incise à droite sur le tibia et
trouve, près de son bord postérieur, une large perforation par où sortent des fongosités abondantes. Sous des lamelles d’un os très condensé, il trouve un long séquestre de ciñq à six centimètres dentelé et étroit; il fait un curage soigneux des parois de cette cavité. À gauche, les lésions sont identiques mais moins avancées ; la cavité et le séquestre sont moins grands, les fongosités moins abondantes ; on nettoie au chlorure de zinc et on bourre les cavités à la gaze stérilisée. Les suites opératoires sont
excellentes et l’enfant s’achemine vers une guérison certaine.
Observation XXXXI (A. Broca, inédite).
Marguerite F..., âgée de 7 ans, eut il y a six mois des douleurs généralisées qui se localisèrent rapidement aux membres inférieurs ; on fit le diagnostic de rhumatisme articulaire aigu. Un mois après, des abcès apparurent aux deux jambes et suppurèrent abondamment. Depuis quinze jours, c’est presque du . sang pur qui sort de ces abcès. Actuellement on constate une ostéomyélite de l'extrémité inférieure du fémur gauche et un tibia droit gros dans son tiers inférieur, irrégulier, sensible à la pression ; il y a une fistule sur la face interne. A l'opération on trouve au tibia, dans un os éburné un certain nombre de séquestres et de fongosités. Au bout de cinq semaines, l'enfant quitte Phôpital malgré la suppuration continue du fémur ; le tibia est
absolument guéri et cicatrisé.
Observation XXXXII (A. Broca, inédite).
Frédéric B..., âgé de 15 ans, présenta, quinze Jours aprés une
è è 1 ’extrémité inférieure fièvre muqueuse, un abcès au niveau de l’extrém
du tibia droit. Depuis un an et demi, cet os est le siège d’une suppuration qui n’a Jamais tari. Actuellement le tibia est extrémement augmenté de volume, presque doublé dans son tiers inférieur, La malléole interne est encore plus volumineuse, La peau épaissie, adhérente, présente deux fistules : l’une part du bord antérieur du tibia, l’autre tout à fait postérieure aboutit derrière la malléole interne. De ce dernier orifice qui suppure abondamnient émerge un bourgeon charnu derrière lequel le stylet donne un contact osseux. M. Mouchet fait une incision sur, le tibia,sgratte le périoste à la rugine et aboutit dans une cavité, remplie de fongesités, d’où ilextrait un assez gros séquestre ; derrière la malléole interne se trouve une cavité analogue. Les deux cavités, séparées par un pont osseux d’ostéite condescendante, sont réunies et: transformées en une grande caverne. On bourre de gaze stérilisée et les pansements sont faits très régulièrement depuis. Le malade est encore en traite-
ment à l'hôpital.
Obseryation XXXXIII (A. Broca, inédite).
Angèle V..., âgée de 16 mois est amenée à l’hôpitalle 5 décem= bre 1892 pour des douleurs vives dans la jambe et le pied gauche. On remarque que l’enfant a des croûtes impétigineuses à La paupière supérieure gauche et sur le dos de la première phalange du médius gauche. La petite malade se plaint depuis cinq jours de douleurs dans le pied et la jambe’; cette région a augmenté dé volume, elle est devenue rouge, œdémateuse ; la pres-
sion y provoque une douleur vive surtout à la base de la mal-
léole tibiale où il existe un point de fluctuation douteuse. Une
Re te
ponction au bistouri jusqu’à l'os ne donne rien. Le lendemain, la température est de 37°4, l’état général est bon, mais la région est rouge, empâtée, douloureuse. Avec la sonde cannelée on sent que le tibia est dénudé sur une étendue d’une pièce de deux francs : il sort une notable quantité de pus. On trépane l'os et on tamponne à la gaze iodoformée. L’état local s'améliore progressivement et, le 23 janvier 1893, l’enfant est absolument guérie depuis huit jours. Le tibia est encore un peu gros à son
extrémité inférieure mais il est indolent.
Observation XXXXIV
Adeline B..., 12 ans, dont l’observation est perdue, est revue le 18 juillet 1895, présentant une belle cicatrice, une articula-
tion tibio-tarsienne très libre. L'enfant marche très facilement.
Observation XXXXV
Gaston L.., atteint d’ostéomyélite le 17 février 1895, a fait une fracture intercurrente et est revu le 28 novembre 1895. La cicatrice est en très bon état, on sent un cal volumineux, vestige de la fracture. L’enfant marche sans fatigue et régulière-
ment.