I. Broca et Herbinet, Revue de Chirurgie, lo décembre
mais ce ne sont jamais des fractures spontanées. Elles se produisent même rarement à l’occasion d’un effort musculaire ; l’on cite pourtant le cas de sujets qui se fracturent l'avant-bras en mettant leurs gants ou en boutonnant leur corsage ; et nous voyons, dans nos observations, quelques enfants se casser la cuisse en s’asseyant.
Il est à remarquer que, dans tous ces cas, la contraction musculaire, cause de la fracture, tendait à la production d’un mouvement n’exigeant aucune vigueur : elle fut donc brusque et disproportionnée au travail à accomplir.
Le plus souvent, c’est une simple chute qui doit être incriminée ; chute du haut d’une chaise ou d’un fauteuil, accident pourtant fréquent dans la vie, d’un enfant. Quelquefois les fractures ont lieu au cours de mouvements de torsion peu accentués.
On voit, en un mot, que la cause déterminante des fractures est une absence complète de cette élasticité des os si remarquable chez les enfants normaux ; aussi est-il juste de dire que : « cette sorte d’os se brise comme du verre. »