I. Broca et Herbinet. Revue de Chirurgie, lo décembre igob
Voici la conclusion formulée par cet auteur : « L’ostéopsathyrose doit rentrer dans le groupe des cas de fragilité des os d’origine nerveuse dont elle était distinguée jusqu’ici. Les cas de fragilité osseuse forment des groupes comparables aux divers groupes d’atrophie musculaire, et en particulier l’ostéopsathyrose est comparable à la dystrophie musculaire progressive d’Erb. M. le professeur Charcot a montré que les fractures spontanées dans les affections du système nerveux étaient la conséquence de la lésion nerveuse. D’autre part, traitant des atrophies musculaires, il a formulé la conception suivante : Toute atrophie musculaire est le résultat direct ou indirect d’une lésion des cornes antérieures de la moelle.
Nous pensons que la même hypothèse, vérifiée pour les fractures dans les affections du système nerveux, peut être légitimement proposée pour expliquer l’ostéopsathyrose » (i).
En un mot il s’agirait d’une ostéotrophonéyrose. L’ensemble de la déduction est assez logique, mais le point de départ (l’ostéopsathyrose est comparable à la dystrophie musculaire progressive d’Erb), est sinon faux, du moins très discutable et Moreau n’apporte pas un fait qui puisse lui donner un semblant d’exactitude. Quant à la conclusion, l’auteur luimême ne lui donne que la valeur d’une hypothèse. Le gros défaut de cette théorie nerveuse de la fragi-