I. Traité de Chirurgie Duplajy et Reclus, t. II
Il n’en est pas moins vrai que, sur ce sujet, d intéressantes études ont été publiées, que nous mentionnerons dans notre chapitre d’Historique. Cependant une place spéciale doit être faite, au début de notre thèse, à l’article paru dans la Renie de Chirurgie du 10 décembre 1906 sous la signature de mm! Broca et Herbinet. Ces auteurs, à propos des quatre observations types d’ostéopsathyrose qu ils présentent, et après avoir constaté que la pathogenie et l’anatomie pathologique de l’affection restent encore bien mystérieuses, résument et analysent les différentes explications qui en ont été proposées et font de la partie mieux connue, la symptomatologie et l’étiologie, un exposé très complet.
Il semblerait donc qu’il n’y ait plus de place pour un travail analogue, et l’on devrait attendre de celui qui écrit maintenant sur ce sujet, des documents précis sur la structure des os ou sur les altérations du système nerveux central ou périphérique des enfants si fragiles.
Or nous n’apporterons rien de cela et notre incompétence nous interdit d’échafauder quelque nouvelle théorie. 11 ne nous serait donc pas venu a l’idée de reprendre cette question et d’en faire l’objet de notre thèse inaugurale, si l’observation personnelle que nous apportons, ainsi que quelques autres que nous avons pu recueillir, ne se différenciaient assej; sensiblement par leur symptomatologie et leur évolution de celles qu’ont publiées MM. Broca et Herbinet.
Nous essaierons donc d’établir que l’ostéopsathyrose comporte quelques variétés cliniques ’ et nous nous permettrons d’exposer tant à propos de l’étiologie et de l’anatomie pathologique que du diagnostic, quelques timides considérations personnelles.
Nous devons cependant ajouter que l’article de MM. Broca et Herbinet restera, au cours de ce travail notre fil directeur et nous nous excusons, par avance, des emprunts que nous lui ferons. Mais, qu’ils veuillent bien nous pardonner l’expression, était-il possible de glaner après de tels moissonneurs et n’étions nous pas obligé de prendre à la gerbe même?
Maintenant avant d’aborder l’élude de notre sujet, nous voulons acquitter la dette de reconp^aissance que nous avons contractée auprès de tous nos maîtres dans les hôpitaux et à la Faculté. Leur parole fut notre meilleur livre, leur bienveillance notre plus précieux encouragement.
Nous les prions donc d’agréer l’assurance de notre profonde gratitude ; mais nous les remercierons surtout en mettant, dans l’avenir, leur utile enseignement à profit et en nous efforçant d’être ce qu’ils ont voulu que nous soyons : un bon médecin.
Comme stagiaire et comme externe, nous avons reçu l’enseignement de MM. les Ménétrier et Macaigne, médecins des hôpitaux, Ricard et Launay, chirurgiens des hôpitaux et Rudeaux accoucheur des hôpitaux. Nous leur présentons ici l’hommage de notre gratitude.
M. le professeur Brissaud, par la clarté de ses leçons, nous a rendu agréable l’étude, souvent aride, des affections du système nerveux.
M. le professeur Hayem a mis à notre portée sa connaissance approfondie de la pathologie de 1 estomac et de la thérapeutique si délicate des maladies de cet organe.
Nous tenons à leur en exprimer notre vive reconnaissance.
Nous remercions aussi bien vivement MM. les Bensaude et Ghika, chefs de clinique, pour les utiles conseils qu’ils n’ont cessé de nous prodiguer.
A l’hôpital de Saiiit-Germain-en-Laye où nous venons de passer près de deux années comme interne, nous avons pu. compléter notre instruction médicale et acquérir une certaine pratique. Nous le devons à la direction bienveillante et éclairée de nos chefs MM. les Lévêque et Grandhomme, médecins de l’hôpital. Nous garderons le meilleur souvenir de leurs leçons et nous leur serons toujours reconnaissant de l’intérêt qu’ils ont bien voulu nous porter. Que MM. Venot fet Chereche\vski, médecinsadjoints de l’hôpital soient assurés que nous n’oublierons pas les marques d’estime qu’ils nous ont données.
Mi le professeur agrégé Broca a mis à notre disposition, pour cette thèse, sa parfaite connaissance de la question, nous a communiqué quelques observations et facilité les recherches bibliographiques ;
qu’il veuille bien croire à notre sincère reconnaissance.
M. le professeur Reclus, qui fui notre premier maître dans les hôpitaux, a bien voulu nous faire l’honneur de présider celte thèse. Nous le prions d’accepter l’hommage de notre respectueuse gratitude.