‹ Contribution à l'étude de l'ostéopsathyrose idiopathique (maladie de Lobstein)Chapitre 9 sur 32 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Observation de Martin Wood. The archives of pediatrics, 1906, p. 446).

Résumé de Tobserçation:— Jeune homme de quinze ans et demi. Rachitisme possible, trente-quatre fractures.

Sans déplacement et avec léger déplacement.

Symptômes des fractures atténués.

Guérison rapide, mais cals appréciables, un cal fibreux ; pas de grosses déformations.

L’enfant n’a pas toujours été soigné à l’hôpital.

Antécédents familiaux. — Père mort d’accident.

Mère bien portante.

Frères et sœurs, pas de fractures.

Henri H... depuis l’âge de deux ans a été sujet aux fractures. Dans une période de treize ans, il en a eu trente-quatre, toutes causées par de très faibles chocs.

La première advint à l’âge de deux ans, à la suite d uue petite chute que l’enfant fit en essayant de marcher. Sa mère est d’avis que jusque-là son développement avait été normal.

Par la suite, il eut environ trois fractures par an, mais celles-ci devinrent moins fréquentes au cours de ces deux dernières années. La dernière eut lieu en juillet 1904 à l’olécrane. Les rayons X montrèrent, en igoS, qu’il n’y avait qu’un cal fibreux.

Toutes les autres fractures guérirent d’une façon normale. Les fractures qu’il eut dans sa tendre enfance s’accompagnèrent de peu de douleurs et lui causèrent très peu d’inconvénients ; mais les deux dernières lui causèrent beaucoup de douleurs.

Actuellement, les fractures tendent à s’espacer et l’enfant paraît vouloir se rétablir. Sa santé actuelle est excellente. Rien dans l’urine. Sang normal. Petite taille. Ses jambes montrent quelque difformité. Aucun traitement ne fut institué si ce n’est le port d’attelles protectrices.

Sa mère à trente-quatre ans et est bien portante ; son père

est mort à trente-cinq d’un accident. U a un frère actuellement âgé de douze ans, qui est normalement développé.

OBSERVATIONS IV et V

Broca et Herbinet .—Revue de Chirurgie, lo décembre igoS.)

Le début de ces observations se trouve dans la thèse de Moreau (Observations personnelles de l’auteur).

Antécédents familiaux. — Père mort fou en 1891 ; probablement alcoolique.

Mère bien portante.

Pas de frères et sœurs.

Première fille. — A onze ans, sept fractures dont six aux membres inférieurs.

Sans déplacement ou avec léger déplacement.

Guérison rapide sans cal appréciable, sauf pour la derniere fracture.

Depuis cette époque, quelques fractures mais moins frequentes.

Pas de déformations, mais quelques complications de fractures.

A toujours été soignée à l’hôpital.

Deuxième fille. — A douze ans, onze fractures dont neuf aux membres . inférieurs.

Avec léger déplacement.

Guérison en temps normal, sans cal appréciable.

Depuis cette époque pas de fractures.

Une seule déformation assez légère de la jambe droite.

A toujours été soignée à l’hôpital.

Chez ces deux enfants, il n’y a aucun signe qui puisse faire penser à un rachitisme possible.

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