‹ Contribution à l'étude de l'ostéose de carence du rachisChapitre 12 sur 15 · OBSERVATION N° VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION N° VI

Madame C.. N., employée, âgée de vingt-neuf ans, assez touchée par les restrictions, se plaint, en novembre 1942, d'une douleur dorsale tellement violente, qu'elle est obligée de cesser son travail pendant un mois. Elle est soignée sans résultats par son

vements e: s'exagérant en, en paroxysme Y ts. La pe sion des apophyses épineuses dorsales au niveat

; té moyenne est fort pénible. Il existe, en EUR un léger td F0 ù

ment musculaire de défense. FERA Le.

AR te.

La radiographie montre une légère décalcification | de la colonne dorsale, surtout au niveau des vertèbres moyennes. Dr.

On Drescrit quatre ampoules de vitamine D, Cu milligram-

- res, à raison d'une par semaine et des injections intraveineuses

de gluconate de calcium qui ne sont d’ailleurs pas pratiquées. En

janvier 1943, la malade est revue, elle ne souffre plus. Il nous

paraît intéressant de noter dans cette observation que les fortes doses de vitamine D Qeont paru efficaces là où les faibles doses

avaient échoué. D'autre part, l’adjonction de calcium ne fut pas |

nécessaire pour obtenir une amélioration. :

4 NL RE Fi) ‘AIRE DES OBSERVATIONS

LE Si nous envisageons maintenant les points les plus importants de nos six observations, nous constatons les : faits suivants :

en Cinq malades sur six bent du sexe Re en 1 #3 cela la règle habituelle est donc retrouvée : tous les auteurs ont noté la plus grande fréquence des cas fémi- nins : ; 1180 : + Quant à l’âge, nous voyons que trois malades ont fe plus de cinquante ans (soixante-douze ans, soixante- ir

cinq ans, cinquante-six ans), tandis que les trois autres

ont trente-neuf, trente-trois et vingt-neuf ans. Le nom- y Fe bre de ces cas jeunes doit être souligné. Habituellement, 4 en effet, il s’agit de sujets ayant dépassé la soixan- + taine. a

Lorsque nous avons vu les malades, ils souffraient depuis plusieurs mois déjà : de un à six mois. Ceux Pr que nous avons vu assez tôt présentaient des signes LÉ £ localisés, peu ou pas de modifications radiographiques 7 (obs. V et VI). La malade n° 3, bien que souffrant depuis quatre mois, ne présentait elle non plus aucune anomalie visible aux rayons X. Mais les deux premiers malades vus après six mois d'évolution et qui, d'autre part, sont les plus âgés (obs. I et II) présentent des

2 signes fort diffus. Il semble donc que le temps d’évo- À lution intervienne sur le tableau clinique, qu’au début 7 l'atteinte soit légère et localisée, puisqu'elle s'étend en à surface comme en intensité.

Es

somme que substitutif.

tent, c’est-à-dire après un certain temps d'évolution,

les mouvements. Dans certains cas, elle diffuse ve L hanches ou en ceinture. Tous ces caractères sont

règle. g À Le taux du calcium sanguin n’a été hetehes q dans deux cas, il était normal. Se

Nous n’avons trouvé chez aucun de de calcifications anormales ou exagérées siégeant au niveau de l'aorte ou des cartilages costaux, traduisant un déplacement du calcium, le fait a été parfois signalé.

Les modifications radiologiques, quand elles exis-

comprennent toujours une augmentation de la clarté des corps vertébraux. Puis, de facon variable, on observe. des tassements en masse (obs. II) ou plus intenses en avant (même cas). Mises à part, ces déformations limitées du rachis, nous n’avons pas noté de déformations étendues. Les disques intervertébraux étaient toujours normaux. es Une sédation à peu près complète des douleurs fut : obtenue en moyenne en un mois. Mais l’amélioration des symptômes apparaît plus rapidement, quelques jours après le début du traitement. Dans cinq cas sur six (la première malade a été perdue de vue), il fut nécessaire de continuer le traitement qui n’est en

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