‹ Contribution à l'étude de l'ostéose de carence du rachisChapitre 13 sur 15 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

L'ostéoporose douloureuse rachidienne atteint avec prédilection les femmes, plus particulièrement après soixante ans. Il en était ainsi chez les deux premières malades dont DECOURT a rapporté l’histoire, ainsi que chez la malade de MERKLEN et dans la plupart des cas exposés par WEISSEMBACH à la XX° réunion de la Société Française d’Orthopédie en 1938.

Le début est toujours identique : il est lent et progressif. Il s’agit de douleurs siégeant dans le dos, plus particulièrement dans la région médiane et qui sont provoquées par les mouvements, les efforts, les secousses. Ces douleurs sont d’abord vagues, peu marquées, retiennent à peine l’attention des malades.

Mais peu à peu, elles augmentent d'intensité, deviennent continues, toujours les mouvements ou les secousses les exagèrent en paroxysmes plus intenses (mouvements de flexion, extension, voyage en chemin de fer ou en automobile, simple faux pas). La position allongée qui, primitivement, suffisait à les faire disparaître, n’a plus aucune action et le sommeil en est fortement troublé. ?

La sensation que cause la douleur est variable. Tantôt, les patients la comparent à une contusion profonde, à un écrasement ou à une névralgie avec élancement.

De toutes facons, en quelques mois, l'intensité devient extraordinairement violente, Peu à peu égale-

eut les algies, au début limitées à à la IOUES ou m à telle ou telle portion de celle-ci, diffusent, se géné ralisent à toute la hauteur du rachis, irradient le lon; ë des espaces intercostaux, dans le bassin, l'hypogastre.

Enfin, un dernier caractère, c'est que ces douleur résistent en général aux thérapeutiques analgésiques habituelles. L’aspirine est, en général, sans effet, «dem même que l’iode, les infra-rouge ou la diathermie. - £

Elles gênent l’activité des malades chez qui le moindre mouvement ou faux pas, entraîne une contraction à brusque des muscles para-vertébraux, entraînant une crise plus aiguë. L

Aussi, progressivement, les malades évitent-elles toute sortie, puis même restent confinées au lit. D’autant plus qu’une faiblesse des membres inférieurs, une

incertitude de la marche, une fatigabilité extrême, vien- Fr | . nent s'ajouter à la douleur et obligent les malades à 73 s’aider d’une canne dans les courts déplacements qu'ils

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