ESA
tibia pour consolidation vicieuse d’une fracture datant de l’enfance.
En 1869, Dauvé, fait une suture du cubitus laissée ouverte, pour fracture de l’avant-bras, avec succès.
En 1870, Lerenneur (de Nantes), publie une belle observation de ligature osseuse pour fracture ouverte de Jambe. L’opéré, jeune homme de 18 ans, guérit en 1 an sans claudication ni raccourcissement.
IF s’agit malgré tout, on le sent bien, de tentatives isolées, et qui semblent à beaucoup d’une audace trop grande. Impressionné par le beau résultat de l’opéré de son maître Long, Bérenger-Féraud ne cesse de penser à la suture osseuse. Mais quand il en parle autour de lui, il ne rencontre qu’incrédulités. Patiemment cependant, il amasse les faits. L’approbation de MaLGaiene sera pour lui un réconfort. Malgaigne ne semble pas avoir pratiqué luimême d’ostéosynthèse vraie. La griffe et la pointe de Malgaigne constituent bien, il est vrai, des moyens d'action directe sur les fragments qui sont des anticipations gémiales. Ce sont des extensions à la broche et des fixateurs externes avant la lettre. Toutefois ils ne sont pas à proprement parler une prothèse métallique directement placée au contact du foyer de fracture. Mais sans avoir l’expérience personnelle de la méthode, Malgaigne en avait compris la portée, et encourageait de sa bienveillante autorité ceux qui faisaient ces premières tentatives. Il écrit (Bulletin
général de thérapeutique de 1840, t. XVIII, p. 355),