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immédiatement — ou amputer le shock dissipé »
— mais « opérer immédaitement (opération conservatrice) ou opérer le shock dissipé ».
= Dès lors, la question, n’étant plus d’amputer un
membre que d’aucuns estiment être le siège de
résorptions toxiques, facteur prédominant du shock,
devient très simple.
Si le blessé présente les symptômes du vrai shock (pâleur considérable, petitesse du pouls, hypotension artérielle manifeste), il faut attendre et traiter le shock auparavant (réchauffement du blessé, sérum artificiel, ou même transfusion sanguine, adrénaline, éphédrine, strychnine, camphre). On attendra 1 ou 2 heures, plus s’il est besoin.
On aura simplement désinfecté et rasé soigneusement la région à opérer, et on aura placé le membre dans un champ stérile. Si la plaie saigne abondamment et s’il y a un garrot il est simple, au lit du blessé ou même sur le brancard qui l’amène à l’hopital, de poser quelques pinces hémostatiques que l’on laissera dans le pansement, pour pouvoir supprimer le garrot.
2. — Choix de l’ Anesthésie. — Il faut une anesthésie parfaite. Même pour l’alcoolique en état d'ivresse chez qui l’on pourrait pratiquer rapidement sans anesthésie une amputation, il faut, pour l'intervention conservatrice, une anesthésie exempte de tous mouvements intempestifs nuisibles à la pose de la prothèse ou à la pose du plâtre terminal.
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L’anesthésie générale sera donc largement utilisée. Toutefois pour le membre inférieur, nous préférons la rachianesthésie qui donne une admirable résalu-
tion musculaire. Il faut naturellement s’en méfier
chez les blessés shockés. Ici plus encore qu'avant toute anesthésie rachidienne, il faut prendre la tension artérielle et s’abstenir si la Mx est au dessous de 10.
3. — Les premiers temps de l'intervention sont ce qu'ils doivent être dans toute fracture ouverte. Cette désinfection du foyer., cette régularisation de la plaie, constituent de loin Le temps le plus important de l’intervention. Notion banale, qu’on ne répétera Jamais assez.
La peau. — Il faut régulariser les bords de la plaie et en pratique exciser les bords de la peau, qui sont plus ou moins souillés.
Si la plaie ne permet pas un inventaire complet des lésions, disons plus nettement leur mise à plat totale, sans aucun trajet sous cutané, il faut débrider et débrider largement, sans s’occuper des dimensions de la brèche, de part et d’autre de la plaie primitive.
Le tissu cellulaire sera enlevé bien entendu avec
la peau, plus largement même que celle-ci. Il faut
ne plus voir qu'un tissu cellulaire net, propre, suintant normalement.
Il faut rechercher et débrider avec soin tous les décollements cutanés. Ceux-ci sont parfois très étendus, et notre maître M. le professeur Lenormant
insiste à juste titre sur leur importance dans de
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