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I. — LA MISE A PLAT SYSTÉMATIQUE

Après le débridement de la plaie et son nettoyage chirurgical (nous ne reviendrons plus désormais sur la technique de ce temps opératoire, dont l’importance reste majeure), on laisse la plaie largement ouverte, sans suture des parties molles n1 des téguments. Que l’on rétrécisse la brèche cutanée par un fi passé à chacun des angles de débridement, cela importe peu et le principe est le même. C’est la vieille méthode de sécurité qui a du être pratiquée de tout temps, et d’instinct, par d’humbles chirurgiens, et qu'Ambroise Paré a résumé dans les 2 phrases que nous avons citées, au chapitre « Historique » et qui contiennent encore actuellement l'essentiel de la thérapeutique des fractures ouvertes.

Contre cette pratique, sûre, mais peu brillante, exigeant parfois des soins prolongés, les tenants de a méthode opposée, la suture primitive, donnent de véhéments assauts, auxquels nous assistons encore, mais qui sont loin d’être récents, et ne datent nullement, comme on pourrait le penser, de la chirurgie listérienne ou aseptique.

Les avantages de la mise à plat sont évidents. C’est le principe de la chirurgie à ciel ouvert de Poncet. Le

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