‹ Contribution à l'étude de l'ostéosynthèse ouverteChapitre 29 sur 56 · BAT AT · texte numérisé non relu

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pour ces fractures avec plaie punctiforme. (Paître, Leriche, Lenormant, Grimault.)

Cependant, tout ne se passe pas toujours aussi bien. Dans leur rapport, Roux et Sénèque, insistent, avec faits à l’appui, sur la gravité relative de quelques-uns de ces cas.

Dans la statistique des hôpitaux de Paris, 22 fractures avec plaie ne dépassant pas 5 millimètres ont donné 6 bons résultats et 16 résultats médiocres dont 8 par infection. Parmi elles une plaie de la tibiale postérieure a entraîné l’amputation et la mort. Bérard sur 4 plaies punctiformes trouve 2 fois des lésions importantes des vaisseaux qui ont entraîné l’amputation. Tavernier, sur 14 fractures avec plaie punctiforme, a eu 7 guérisons, 4 cas d'infection 3 amputations. Dans sa thèse Rebérol (Paris, 1927) relate l’observation d’une fracture avec plaie punctiforme traitée par l’abstention suivie d’amputation pour gangrène gazeuse. Roux et Sénèque relatent Pobservation d’un homme de 28 ans, porteur d’une fracture de jambe avec plaie de 5 à 6 millimètres. Pansement après attouchement iodé. Gangrène gazeuse. Amputation. Mort de septicénue.

Darfeuille dans sa thèse cite 3 cas de mort : 3 fractures de jambe dont les plaies minimes furent simplement excisées et suturées sans exploration plus profonde.

Ce sont là peut-être des cas rares. Mais ils viennent contrebalancer largement, ma'gré leur petit nombre,

Dan r Me

les plus larges séries heureuses de succès après abstention. È 26

Personnellement, nous avons le souvenir d’un homme jeune dont la fracture de jambe avec plaie punctiforme fut traitée par le pansement après badigeonnage iodé et qui dût être amputé une semaine plus tard pour de graves accidents infectieux qu’un débridement hâtif n’avait pu complétement enrayer.

D'autre part, dans tous les cas de ce genre où nous : avons vu pratiquer l’exploration, nous avons été frappé de ce que les lésions sont toujours plus importantes que ne le faisait prévoir la petitesse de la plaie cutanée.

Contusion ou déchirures musculaires, décollements, hématomes, sont toujours importants. Ce sont là, objectera-t-on, des lésions banales de toute fracture, même fermée. Cela est possible. Mais si minime soit l’ouverture cutanée, el'e a pu permettre l’inoculation de ces parties molles contuses ou déchirées et nous pensons qu'il est toujours prudent de débrider ou d’explorer.

On ne risque rien à faire cette exploration, pour peu qu'on opère avec soin. L’anesthésie générale ou rachidienne est nécessaire. Mais elle servira à faciliter la réduction de la fracture. Et il ne faut pas dire que l’importance de l'opération n’est pas en proportion de l’importance des lésions. Nous avons montré que ces fractures — souvent bénignes — pouvaient être graves. Et nous le répétons — il n’y a pas de raisons pour ne pas les soumettre aux mêmes règles

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