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dans une plaie bien nettoyée, ne peut être dangereux en lui-même, si la plaie est laissée ouverte.
Un grand nombre de cas sont d’ailleurs d’interprétation difficile. Si une prothèse a été placée, tous les accidents, immédiats ou tardifs, seront mis sur le compte de la prothèse. C’est une tendance contre laquelle on ne peut réagir, à laquelle on est pris soi-même.
Cependant, on observe des accidents alors qu’aucune prothèse n’est en cause. On observe des gangrènes gazeuses après mise à plat simple. Darfeuille cite dans sa thèse, le cas d’une fracture ouverte opérée en 1930 à Saint-Louis par notre collègue Lafaille. Après désinfection soigneuse et drainage large, on maintint les fragments par une simple catgut. Malgré une sérothérapie antigangréneuse intensive, le blessé fit une gangrène gazeuse, qui entraîna sa mort, malgré une amputation hâtive. Si les fragments avaient été maintenus par un fil métallique au lieu de l’être par un simple catgut, on n'eut pas manqué d’accuser la synthèse. Il faut donc être très prudent dans l'interprétation de beaucoup de cas.
Si nous laissons de côté les accidents précoces d’ostéomyélite aiguë — ils sont rares, malgré la synthèse, si on laisse ouvert — il reste les accidents d’ostéite prolongée — ceux-ci étant en cause dans l’irñmense majorité des retards de consolidation et des pseudarthroses après fracture ouverte. Tous les ennuis créés par une fracture ouverte, les premiers