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lartifice employé par Darfeuille lors de cette seconde intervention. Le matériel est d’abord resserré etremis en bonne place, puis on applique un pansement occlusif provisoire et on immobilise solidement dans un appareil à anse. Le plâtre pris, on enlève toute la prothèse, avec toutes les précautions nécessaires. La plaie évolua dès lors favorablement. Nous avons vu récemment Darfeuille employer dans 2 cas, avec un excellent résultat, une technique à peu près analogue, pour des fractures ouvertes récentes. L’immobilisation, temporaire, faite seulement jusqu’à prise du plâtre, était très simplement assurée par un solide davier de Lambotte, bien protégé par un pansement, pendant la confeetion du plâtre. L’immobilisation donnée par ces appareils à anse est excellente.
Parmi les observations que nous rapportons, on fut obligé de réintervenir 6 fois pour ostéites (31,6 % des cas).
Dans 2 cas seulement, on fut amené à faire un évidement important.
Enfin, dans deux cas, il y eut pseudarthrose (obs. 1 et 3) É
Dans l’un (obs. 3), il s’agissait d’un broiement avec perte de substance tibiale pour lequel on avait tenté la conservation, et fixé les fragments par une plaque de Shermann. Après désinfection du foyer, on réintervint et on guérit le malade par un simple évidement sans greffe osseuse. L’incapacité totale a été longue et la consolidation ne s’est faite totalement que 18 mois après la blessure.
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Mais le résultat final est excellent, et le blessé a une Jambe solide.
Dans l’autre cas (obs. 1) il s'agissait d’un gros broiement de l’avant-bras. Outre l’ostéite, la pseudarthrose que se constitua reconnait peut-être comme cause l’ablation d’une esquille importante, qu’on fut forcé de pratiquer. Le blessé refusa toute intervention sur sa pseudarthrose. Malgré le mauvais résultat anatomique, le résultat fonctionnel est d’ailleurs appréciable et le blessé se sert utilement de sa main.
Si maintenant nous faisons le bilan de ces ostéites par rapport au matériel employé, nous en tirons une conclusion intéressante :
Dans les 4 cas sans ostéite, 1 s’agissait 2 fois de lames de Parham et 2 fois de plaques de Sherman à vis.
Dans les 6 cas avec ostéite légère, il ane 4 fois de plaques, 2 fois de lames de Parham. Les plaques ne furent donc utilisées ici que dans 66 % des cas.
Au contraire, dans les 9 cas avec ostéite sérieuse ou grave, on note qu'il s’agissait une seule fois de lames de Parham, et 8 fois (soit 90 %) de plaques vissées de Sherman, de Lambotte et de Wiart.
D'autre part, en inversant les éléments, les chiffres sont plus nets encore : 5 cas de synthèses par lames ont donné une ostéite importante soit 20 % des cas, 14 cas de synthèses par plaques ont donné ê ostéites importantes, soit 57 %.
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Ces cas sont évidemment trop peu nombreux pour conclure formellement. Le pourcentage des ostéltes graves après synthèse par plaque visée nous a cependant toujours semblé impressionnant.
Le fait s'explique assez aisément : le décollement du périoste est nécessaire pour la pose de la plaque. Ce décollement peut propager l'infection à des régions osseuses saines.
La plaque, matériel métallique massif, a peut-être une action nocive directe, locale, vis-à-vis de l’os sous-jacent : la fréquence des séquestres lamellaires est très grande. Nous avons noté très souvent l’existence d’un séquestre, de la forme et de la dimension de la plaque, exactement sous-jacent à elle, noirâtre, imprégné de substance métallique. Ces ostéites lamellaires dues à la plaque sont d’ailleurs sans g'avité. L’élimination, spontanée ou chirurgicale; de ce séquestre long, mais mince, n’altère pas la solidité de los, si la consolidation est déjà effectuée, et, dans le cas contraire, elle ne retarde pas cette consolidation.
Mais le facteur le plus important est certainement le forage des trous de vis, chacun des trous constituant un moyen d’effraction direct vis-à-vis de portions diaphysaires saines. Nous avons déjà signalé le fait. Ces ostéites des trous de vis sont fréquentes. Elles sont parfois très simplement lisibles sur un bon cliché radiographique. Lors de l’ablation de la plaque, il est rare qu’une ou plusieurs des vis ne foirent pas, à cause de la raréfaction ostéitique.