‹ Contribution à l'étude de l'ostéosynthèse ouverteChapitre 40 sur 56 · None · texte numérisé non relu

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une légère suppuration des parties molles, mais pas d’ostéite notable.

La plaque est enlevée au 55€ jour. La consolidation est presque achevée. Au 3€ mois, on ferme la plaie par des greffes de Davis. Le malade sort de l'hôpital, marchant sur une jambe solide, non fistuleuse, 4 mois 1 /2 après l’intervention (à noter dans ce cas, une fracture itérative, ouverte naturellement, la peau greffée adhérent fortement à l'os. Cette fracture consolidée entement,après uneostéitelégère, mais le résultat terminal est bon).

En somme, dans ces 3 cas, la plaque fut très bien tolérée, il n’y eut aucun phénomène inflammatoire aigu, et la consolidation se fit assez rapidement.

L’immobilisation du foyer joue certainement un rôle important dans la bonne évolution de ces cas. Les mêmes facteurs sur lesquels nous avons insisté

en matière de fracture ouverte. récente, se retrouvent ici, plus nettement encore.

‘Immobilisation stricte, suppression de tout mouvement des extrémités osseuses, mise au repos du foyer, possibilité de pansements rares ; on conçoit que tous ces éléments s’associent pour concourir à calmer l'infection locale de l’os fracturé.

- Mais peut-on sans danger poser une prothèse métallique au contact d’un foyer osseux infecté ? Faut-il aller à l’encontre des préceptes classiques, quant au traitement des pseudarthroses et ne vaut-il pas mieux attendre sagement, désinfecter longuement le foyer et n’intervenir que tardivement ? ;

Nous ne voulons aucunement dire qu’il faut opérer par synthèse toutes les pseudarthroses infectées.

Il ne faut évidemment pas opérer en période aiguë, ni en milieu très infecté. Il vaut mieux débrider une fusée purulente, désinfecter le foyer par des irrgations continues, au Dakin par exemple.

Mais il ne faut pas s’abstenir indéfiniment.et attendre que le foyer soit devenu aseptique.

On peut opérer en mileu d'infection atténuée.

Peut-être est-ce même un milieu favorable pour l’ossification.

OLuiEr avait lui-même remarqué qu'une infection atténuée, provoquant « l’irritation » du périoste, active l’ostéogénèse. Après avoir expérimenté sur des chiens, OLuter écrit : (Traité de la Régénération des os, 1867, Chap. XI, page 341). «… après les fractures compliquées, la suppuration retarde l'ossi fication, mais elle ne l'empêche pas ; elle la surexcite secondairement, au contraire puisque c’est dans ces cas-là qu’on observe les cals les plus volumineux. La même chose a lieu dans les gaines périostiques après l’ablation de l’os. La suppuration n’empêche l’ossification que si le périoste a été détruit par la violence de l’inflammation. Dans le cas contraire, quand la suppuration est modérée et de courte durée, elle est sans Influence fâcheuse : elle surexcite même l’activité formatrice du périoste, et le résultat final est souvent avantageux plus que celui qu'on observe après réunion immédiate de la plaie ».

On ne peut donner de règle générale. Il ne faut pas opérer en période aiguë. Mais il ne faut pas trop

Et ca

longtemps abandonner à lui-même un foyer infecté

où les fragments ne sont pas coaptés. Là l’ostéosynthèse pourra rendre des services. Il y a un momentoù il faut attendre, et un moment où il faut savoir ne pus attendre. Cest affaire de sens clinique. Mais surtout 1l ne faut pas craindre outre mesure d’ introduire un corps étranger métallique dans une P' aie

à infection atténuée, peu évolutive.

Le maintien d'une réduction correcte, la mise au repos du foyer sont des avantages qui compensent largement, dans ces cas à infection déjà atténuée les: risques d’augmentation de l'infection. Les cas que nous avons cités, les 5 observations due nous nie

tons, ‘en sont des témoins.

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