‹ Contribution à l'étude de l'ostéosynthèse ouverteChapitre 42 sur 56 · ROSE · texte numérisé non relu

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cours d’une intervention qui peut être délicate et obliger à des manœuvre longues et complexes. Il y a le plus souvent inoculation directe de l’os. Plus rarement la peau ou le tissu cellulaire infectés inoculent de proche en proche le foyer opératoire. En tout cas, 1l y a eu suture cutanée, et le foyer infectieux évolue en cavité close, dans les meilleures conditions pour exalter sa virulence.

Au contraire, que se passe-t-il dans nos cas? La péau est dans un état tel que l’on craint justement cette suppuration des tégumentset du tissu cellulaire. En fermant, on favorise cette diffusion vers le foyer dont nous venons de parler. (Ces faits s’observent le plus souvent à la jambe, où l’os est sous-cutané.) Au contraire, en laissant la peau ouverte, délibérément, on diminue autant qu’on le peut ces possibihités d'infection tégumentaire, et en tout cas, à plaie ouverte, on évite à coup sûr une diffusion grave vers l’os. S'il y a ostéite, malgré tout, celle-c1 a toutes chances d’être atténuée. C’est ce qui s’est passé dans les 3 cas que nous rapportons, et qui furent opérés par notre maître le Docteur Roux-Berger.

En pratique, il s’agit de faits qui sont loin d’être exceptionnels, et qui s’observent surtout à la jambe.

Une fracture de jambe fermée est vue plus ou moins longtemps après l’accident. On fait une, parfois deux tentatives de réduction. La lecture des clichés montre l’échec de ces tentatives, bien qu’elles aient été faites sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie, et qu’on ait procédé convenable-

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