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ment. Le cas est assez fréquent, qu'il s'agisse d’une fracture transversale à gros chevauchement, vue longtemps après l’accident initial, ou d’une fracture spiroïde ou fortement oblique, qu’on peut réduire mais non maintenir. En tout cas, ces échecs, malgré une technique correcte, ‘a lecture des radiographies, montrent l’impossibilité de réduire la fracture par les moyens orthopédiques dont on dispose et la nécessité d’agir sur le foyer de fracture. (Il est certain que si l’on peut faire une extension à l’étrier ou à la broche ou une réduction par fixateur externe, on évitera de recourir à la synthèse. Encore faut-il que la réduction obtenue soit satisfaisante et surtout que l’état de la peau qui interdit l'accès au foyer de fracture n’interdise pas aussi de poser l’étrier, la broche, ou les fiches transosseuses.)
Cependant l’état de la peau empêche d’intervenir :
— soit qu’il y ait une plaie cutanée de voisinage, sans communication avec le foyer, mais plaie infectée sur laquelle empièterait l’incision chirurgicale. Le fait n’est pas rare en cas d’accident de la rue.
— soit qu'il y ait de petites excorations cutanées, mutiples au niveau d’un foyer de contusion, avec ecchymoses et hématomes superficiels. |
—— soit (c’est le cas le plus fréquent) qu’il y ait des ph yctènes. On sait la fréquence des phlyctènes dans les fractures basses de jambe, et leur tendance à s’infecter, quelque soit le soin qu’on apporte à les panser.