‹ Contribution à l'étude de l'ostéosynthèse ouverteChapitre 52 sur 56 · NORMANT · texte numérisé non relu

NORMANT

Mme Mia... 24 ans.

Accident de motocyclette le 9 avril 1929. Fracture de l’'humérus gauche à sa partie moyenne, compliquée d’une petite plaie siégeant à la partie antéro-interne du bras Nettoyage immédiat de la plaie et immobilisation dans un appareil de Pouliquen. Au bout de 3 semaines, aucune trace de consolidation. La plaie a pris l’aspect fistuleux et sup* pure. La radiographie montre un chevauchement des fragments et un petit séquestre en voie d'élimination. On intervient un mois après l’accident.

Intervention le 9 mai 1929 (op. : M. LeENoRMANT).

Anesthésie générale. Débridement de la plaie qui conduit directement sur le foyer de fracture. Libération des 2 fragments qui sont séparés par une interposition musculaire. Nettoyage à la curette des fragments. On ne voit niséquestre ni grosse lésion ostéitique. La fracture est transversale, mais dentelée, et par mise en angle, on obtient une réduction très complète. Mais celle-ci est instable, et malgré l’infection, on se décide à faire une ostéosynthèse à plaie ouverte. Fixation au moyen d’une plaque de Lambotte et

de 4 vis. Un point de suture à l’angle supérieur de la plaie. Tamponnement iodoformé du foyer.

22 juin (442 jour). Ablation de la plaque et des vis.

Au bout de 4 mois. Consolidation complète.

Plaie fermée.

La plaie n’a jamais suinté depuis lors.

Aucun incident pendant 4 ans. Au bout de ce temps la blessée revient pour une petite fistule du bras, se dirigeant vers l’humérus, et donnant un contact osseux. La radiographie montre qu’il ya au fond dela fistule une petite esquille libre et que d’autre part l’humérus lui-même ne présente pas de lésions d’ostéite.

On réintervient le 17 mars 1933. Après débridement du trajet on retire l’esquille. On curette le point correspondant de l’os qui paraît peu altéré. Les lésions sont si minimes qu'après excision du trajet, on referme complètement la plaie.

Celle-ci cicatrise d’ailleurs par première intention sans fistulisation.

État actuel. — 27 mars 1933.

Résultat fonctionnel excellent. Tous les mouvements du bras se font facilement et avec force, malgré une légère atrophie musculaire : |

Axe : parfait. Légère limitation des mouvements d’extension du coude, Cicatrice fermée.

Pas de troubles dans le domaine du radial.

Résultat : très bon.

Osservarion XIV. — Hôpital Broussais. Service du Dr Roux-Bercer.

Haq... Arthur. 29 ans.

Entré le 3 juillet 1929, avec une fracture ouverte du tiers

moyen des 2 os de la jambe droite, Très petit orifice cutané à la partie antéro-interne, d’où sourd du sang.

Intervention à la 5 heure (op. : Jénrez) :

excision et agrandissement de la plaie. Excision des tissus contus et évacuation de l’hématome. Ablation d’une esquille libre de 2 centimètres sur 1 centimètre. Réduction à ciel ouvert satisfaisante, Mèche de gaze iodoformée et ferme ture partielle. Gouttière plâtrée.

Un mois plus tard, petit foyer infectieux. Le fragment inférieur saille dans la plaie. Aucune coaptation des fragments qui sont voués à la pseudarthrose.

Réintervention le 9 août 1929 (op. : Jémrez).

Dénudation et avivement des fragments tibiaux qui sont dévitalisés .Néanmoins comme aucune contention n’est possible, on fixe les fragments par une plaque de Sherman à 6 vis.

On laisse ouvert, et on draine par 2 drains plats et 2 mèches.

IT octobre. Suites satisfaisantes.

Radiographie : bonne réduction, mais pas de cal interfragmentaire ni de cal périphérique visible. Pas d’ostéite autour des vis.

23 octobre. Ablation de la plaque.

20 février 1930. Une petite zone nécrotique lamellaire a été enlevée du tibia il y a un mois. À ce moment la consolidation n’était pas complète.

Actuellement : consolidation effectuée. Limitation des mouvements du cou-de-pied. Peau de mauvaise qualité au niveau de la fracture et petite croûtelle faisant penser que la cicatrisation n’est peut-être pas parfaite.

11 avril 1930. Consolidation parfaite. Mais persistance d’une petite fistule avec écoulement intermittent.

La plaie cesse de suinter au milieu de 1931.

Auparavant il était sorti de la plaie de petites esquilles minimes.

État actuel. — Janvier 1933.

Marche sans boîter. Fatigue un peu plus de la jambe blessée.

Axe : bon de face. de profil, légère incurvation ouverte en avant.

Pas de raccourcissement appréciable.

Plaie sèche. Léger œdème vespéral.

Genou souple. Tibio-tarsienne un peu enraiïdie.

Résultat : assez bon.

Osservarion XV.— Hôpital Tenon. Service du D'Roux- BErGER.

Qué... Paul. 23 ans.

Fracture compliquée de la cuisse gauche en avril 1929. Une opération de nettoyage semble avoir été faite immédiatement (opération qui d’après la longueur de lincision semble avoir été assez étroite). Nettoyage du foyer et suture partielle. Dans les mois qui suivent développement d’une ostéite importante avec suppuration et fistule. En arrivant à l'hôpital Tenon au début de janvier 1930, M. Roux- Berger trouve le blessé avec un raccourcissement de près de 10 centimètres, le genou enraidi. Mobilité anormale au niveau du foyer de fracture. Œdème chronique. Orifice fistuleux avec suppuration abondante à la face antéro-externe de la cuisse. La radiographie montre un déplacement considérable de la diaphyse dans le sens transversal.

Intervention 9 mois après la fracture le 30 janvier 1930, (op. : M. Roux-Berczs).

Rachianesthésie.

17 temps : pose d’un étrier de Finochietto.

2€ temps Excision du trajet fistuleux. On découvre immédiatement sous la peau le gros séquestre qui coiffe sur h radiographie l’extrémité du fragment supérieur. Pus en tétention dans le foyer. On constate que le fragment supérieur est très externe. Le fragment inférieur est complètement reporté en dedans. Entre les deux, ponts osseux dont l’un est épais et l’on arrive non sans difhicultés à les exciser, On constate alors que la traction sur l’étrier donne un résultat assez satisfaisant. On excise sur chacune des extrémités environ 2 cm 1/2 de longueur d’os manifestement atteint d’ostéite. Mais les 2 fragments s’écartent transversalement même sous la traction et de façon si appréciable qu’on n'ose pas confier uniquement à la traction le maintien de la réduction. On pose une plaque de Sherman à 6 trous (mais on ne pose que 4 vis) malgré les inconvénients de placer un corps étranger aussi volumineux dans un foyer aussi septique.

Aucune suture ni musculaire ni cutanée.

Pansement à plat avec des mèches vaselinées.

La plaque a été enlevée 27 jours après l’opération.

À ce moment la consolidation était presque compl tement effectuée.

11 juillet. Consolidation. Mais genou gros et mouve 1ents limités de l’article. [l persiste dans la région opératoire une plaie atone, grisâätre, dont l'exploration ne conduit pas sur l'os.

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